Portrait Alexandra Roost

 

Alexandra Roost est journaliste. Depuis quatre ans, elle anime « Le grand show », une émission quotidienne sur Non Stop People. Je l’ai rencontrée via un ami commun lors d’un dîner et notre échange sur la vie après la vie fut très intéressant.

 

Elle est mon invitée des « Rencontres féeriques ». Chaque jour de la semaine, vous découvrirez une partie de son entretien. Je la remercie d’avoir accepté mon invitation et du temps que nous avons passé à l’hôtel Renaissance Paris Arc de Triomphe à discuter de la magie de la vie, du deuil et de la manière de le vivre ainsi que de sa passion pour le sport. Cette jeune femme m’a touchée par sa sincérité, sa douceur et son amour des autres.

 Découvrez sa page Facebook : https://www.facebook.com/alexandra.roost.3

 

Tu animes « Le Grand Show » sur la chaîne Non Stop People, peux-tu nous présenter ton émission ?

C’est une émission d’interviews de trente minutes. On s’intéresse à l’actualité de la personnalité (chanteur, comédien, écrivain). On retrace son parcours, on parle de sa promo mais surtout on lui fait des petites surprises. Il n’est pas censé le savoir mais maintenant les artistes commencent à connaître le concept de l’émission, c’est un peu moins secret. On leur fabrique une boîte vocale où des proches leur laissent des messages toujours bienveillants. Il y a une dernière séquence qui s’appelle « l’invité mystère ». On retrouve quelqu’un que la personnalité n’a pas vu depuis longtemps. Ça peut être un professeur de piano qu’il n’a pas revu depuis une quinzaine d’années, l’instit ou le premier professeur de rugby. On ne va jamais sur la sphère amoureuse. On essaie de remonter un peu l’histoire de l’invité puis de retrouver quelqu’un de son enfance ou de son adolescence, qu’il n’a pas revu et qui lui fera plaisir de voir. C’est la partie que je préfère parce qu’il y a de l’émotion, il y a la surprise. C’est une quotidienne. Tous les jours, c’est un gros travail de recherches, on a une équipe plutôt sympa. Mention particulière à Martin, producteur de l’émission et à Nolwenn et Amaia nos merveilleuses stagiaires. Les invités ne savent pas trop à quoi s’attendre mais ils repartent en général heureux et notre mission est réussie. C’est une émission d’actu et de promo mais aussi intime et personnelle avec un contenu bienveillant.

 

Tu participes à la programmation ou on te l’impose ?

Pas du tout, j’ai une programmatrice mais si j’ai envie de recevoir telle ou telle personne en fonction de l’actualité, je fais un mail avec mes propositions.

 

T’est-il déjà arrivé de ne pas être en accord avec une personnalité invitée ?

C’est une bonne question. En même temps, je n’ai pas la marge de manœuvre pour demander le changement mais j’essaie toujours de voir le positif de la personne même s’il y a des choses avec lesquelles je ne suis pas forcément en affinité ou avec des déclarations que je ne partage pas, je laisse ça de côté.

 

Tu restes objective ?

Complètement et je vais essayer de chercher le meilleur chez la personne. Je me dis que chaque être humain va réagir positivement à une surprise quand il y a de l’amour. Peu importe ce que la personne a pu dire ou écrire, je laisse ça de côté et je me concentre sur ma mission qui est de lui faire plaisir. Chaque personne réagit de la même manière quand tu lui fais plaisir. Cependant il y a les expressifs et puis il y a ceux qui ne disent rien. Tu reçois une semaine après un mail nous remerciant et nous expliquant que l’invité a repris contact avec telle personne… C’est marrant de voir le caractère de chacun.

 

Vous recevez également des artistes en développement ?

Ça nous arrive. On est une petite chaîne même si l’émission a quatre ans et qu’elle commence à être connue. On arrive à avoir un bon mélange entre jeunes artistes et people confirmé. Par exemple Vianney, sa première télé, c’était chez nous. Il m’a toujours dit qu’il reviendrait à chaque fois que nous le souhaiterions. Il est fidèle à sa parole et on le reçoit chaque année.

 

Tu emploies souvent le mot bienveillant, que signifie-t-il pour toi ?

Ce ne sont que de jolies choses avec l’intérêt de mettre en avant quelqu’un. La bienveillance c’est de le mettre dans de bonnes dispositions pour qu’il puisse se livrer et se sentir à l’aise. Peu importe les questions que tu poses, la manière dont tu poses les questions quand il y a de la bienveillance, ça permet à la personne de se sentir bien pour y répondre. On peut aborder plein de choses avec bienveillance. La réponse ne peut être que jolie. Des fois on dit que pour obtenir des infos, il faut un peu bousculer les gens. Je ne suis pas vraiment d’accord avec ça parce que je trouve que plus on les écoute, plus on s’intéresse à eux, en retour, ils vont s’ouvrir, être bienveillants avec toi aussi et du coup c’est un échange. C’est comme ça que l’on fait les interviews car on ne veut pas bousculer, on ne veut pas mettre mal à l’aise. Quand je sens que la personne n’est pas bien sur un terrain, je n’y vais pas. Ça ne sert à rien. En plus ça risque de gâcher la suite de l’échange qu’on a.

La bienveillance est pour moi une façon d’aborder l’être humain. Je suis à l’antenne ce que je suis dans la vie.

 

Et le mot partage, il a quel sens pour toi ?

C’est un peu le but de l’interview. Il n’y a pas de bon intervieweur s’il n’est pas dans le partage et dans l’écoute. C’est ma définition, elle n’est peut-être pas juste.

 

Je te demandais ta définition, c’est ton point de vue.

Je donne aussi de moi, je ne peux pas m’empêcher d’être émue quand je vois un invité touché. Je partage avec lui. Quand je vois son émotion, ça me fait plaisir. Je ne peux pas regarder quelqu’un ému avec de la distance. Quand tu es en communion avec l’invité, il est encore plus ému.

 

On peut dire que c’est de l’empathie ?

Tellement. Est-ce que c’est pour ça qu’on m’a menée vers une émission d’interviews ? Parce qu’au départ, je n’ai pas commencé par ça. Je faisais des plateaux, des lancements JT face caméra et puis petit à petit on m’a dit que je devrais essayer les interviews. On m’a laissé 5 minutes à la fin d’un JT puis on m’a laissé un quart d’heure, une demi-heure pour 45 minutes. Comme si finalement c’était ça qui correspondait à ma personnalité.

 

Découvrez la suite demain…
 
 

Valérie Motté

"AVEC NOS PENSÉES NOUS CRÉONS LE MONDE" BOUDDHA

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