Chaby Langlois, psychothérapeute formé à la psychologie positive, est consultant et coach depuis 30 ans. Il est aussi le fondateur de l’agence No Smoking No Stress. Son livre « Psycatrices Bien vivre avec nos blessures d’enfance » vient de paraître aux éditions Guy Trédaniel.

http://www.editions-tredaniel.com/psycatrices-p-7823.html

 

 

Pour découvrir l’univers de Chaby Langlois :

http://www.nosmoking-nostress.fr

 

 

Ce mois-ci les « Rencontres lumineuses » sont consacrées aux blessures d’enfance. Chaby Langlois est mon invité. Je l’ai rencontré au bar de l’hôtel Renaissance Paris Arc de Triomphe. Un moment magique ! Je le remercie de sa bienveillance et de son franc-parler. Chaque lundi, vous découvrirez une partie de son interview.

 

 

 

Vous êtes psychothérapeute, consultant et coach depuis 30 ans. Votre livre « Psycatrices Bien vivre avec nos blessures d’enfance » vient de paraître aux éditions Guy Trédaniel. C’est le fruit de toutes ces années d’expériences, de votre parcours. Pourquoi maintenant ?

J’ai démarré la mise en forme de mes notes il y a deux ans, sans penser en faire un livre. Je voulais alors faire un mode d’emploi pour aider mes patients. Ce faisant, je me suis rendu compte que le sujet était plus vaste.

 

 

Ce que j’ai trouvé très touchant, c’est que vous y mettez de vous, de votre histoire personnelle.

J’ai compris tout ça par l’expérience. Je suis un enfant maltraité, je le revendique. J’ai d’abord vécu avec mes blessures en souffrant. Je n’ai pas guéri de mes blessures d’enfance qui sont devenues des psycatrices très  pénalisantes. Puis je m’en suis sorti grâce à de nombreuses aides en France et en Californie. Les outils que j’intègre dans ce livre ont été pour moi les plus efficaces. Partager mon expérience dans ce domaine permet, à mon avis, aux lecteurs de se sentir en confiance.

 

 

Vous avez changé de thérapeute ? C’est intéressant d’oser le dire.

J’ai beaucoup tourné en rond au début, notamment avec un psychiatre peu concerné. Le travail thérapeutique mérite de chercher puis de trouver les thérapeutes et les méthodes qui marchent pour soi.

 

 

Vous êtes resté combien de temps en consultation avec lui ?

Deux, trois ans.

 

 

Ah quand même…

Je me suis accroché car je n’avais pas d’autres solutions. J’avais les Narcotiques Anonymes qui m’ont permis de sortir de l’enfer de la toxicomanie et puis j’avais ce psychiatre et je n’osais pas le lâcher.

 

 

Quel a été le déclic ? Il n’y avait pas d’échange ? Il ne vous écoutait pas ?

Il dormait même… Il n’écoutait pas. J’ai ressenti encore une forme de rejet.

 

 

Est-ce ce déclic-là qui vous a amené à devenir thérapeute ? Quel est votre parcours ?

Non, c’est le monde du développement personnel. J’ai suivi mon premier séminaire d’«empowerment » avec Insight, école californienne, qui proposait des formations de groupe expérientielles novatrices. Ce fut un vrai tournant. J’ai fini par monter ces séminaires, avec Françoise Bavcevic, en France. Il y a trente ans, c’était quelque chose de très nouveau. Cette école de développement personnel m’a redonné l’espoir. Cela m’a dynamisé : j’entrais dans un monde de possibilités, avec des réponses variées et des outils créatifs. J’ai suivi tout un cycle de formation puis suis allé aux Etats-Unis me former à la psychologie comportementale : à la fois développement personnel, travail sur soi et formation professionnelle.

 

 

Vous parlez de l’âme dans votre livre. Vous la situez à quel niveau ? Spiritualité ? Religieux ? Finalement on peut lui donner plein de définitions en fonction de sa sensibilité, de sa croyance.

Ce qui me rapprocherait le plus de l’âme c’est ma joie de vivre. C’est indéfinissable mais c’est la source essentielle de mon être. Oui, c’est spirituel, le travail sur soi c’est pour moi de la spiritualité au sens non religieux du terme. Je parle de l’âme et du Moi Profond. Je n’en donne pas de définition. C’est un ressenti très intime.

 

 

Vous la différenciez du moi profond ?  Ce serait le moi enfant ?

Qu’est-ce qui est le plus proche de l’âme ? Je pense que c’est le moi enfant parce que c’est le moi enfant qui ressent. Et l’âme, ce n’est pas une pensée mais un ressenti. Il n’y a pas de mots à ce niveau-là. Dans notre croissance vient en premier le Moi Enfant. C’est aujourd’hui cette partie de nous qui ressent, notamment la souffrance liée aux psycatrices. C’est pourquoi il est nécessaire de renouer avec cette partie de nous par ce ressenti. L’enfant c’est de l’amour. Au début c’est de l’amour pur. C’est pour ça qu’il est connecté, comme un ange. Toutes les psycatrices que nous avons détournent notre moi enfant de sa vraie nature qui est l’amour inconditionnel.

 

 

Ah bon ?

Quand j’arrive sur cette planète, je suis, bien sûr, plein d’amour et je vais apprendre  à faire l’expérience de cet amour. Cette toute première histoire d’amour se vit avec nos parents. L’amour, dans nos premiers mois de vie, c’est l’assurance de notre survie. Si le bébé ne sent pas cet amour inconditionnel, il va s’inquiéter… Ces premières blessures d’amour sont l’abandon et le rejet, ressenties comme telles. Notre première histoire d’amour avec nos parents va être le socle de notre confiance, si nous ressentons un doute sur sa présence, l’inquiétude va s’installer. Ce n’est pas rien.

 

 

Vous faites allusion au fait que l’âme choisirait son incarnation mais vous ne vous prononcez pas véritablement. Pour ma part, j’y crois.

Vous abordez là un point important. Votre croyance est liée à vos valeurs, elles construisent votre Moi Profond. Je ne peux que les respecter. Lorsque je propose de remettre en cause une croyance c’est qu’elle est négative pour la personne ou autrui. C’est une construction de l’ego protecteur, il s’en sert pour justifier une peur. C’est cette peur qui intéresse et qui va nous mettre sur la piste de la Psycatrice. Dans ce livre je ne traite que du cognitif.

 

 

Vous croyez aux vies passées, à la réincarnation ?

Il s’agit là de croyances spirituelles, c’est hors sujet. Car même si on traîne cette psycatrice de réincarnation en réincarnation comme un fardeau, on a le choix de s’en  occuper ici et maintenant !

 

 

C’est déjà pas mal…

C’est un beau travail.

 

 

Découvrez la suite lundi prochain…

 

 

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Valérie Motté

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