Portrait Joëlle Chautems   Couv "Manuel de géobiologie et magie de l'habitat"

 

Joëlle Chautems est une jolie fée suisse. Je l’ai rencontrée à l’occasion de la sortie de mon livre « Conseils de fées et potions magiques pour se sentir bien ». Elle est géobiologue. Elle a ouvert également une boutique qui propose des objets pour l’harmonisation des lieux et il y a un coin atelier où elle déploie sa créativité (bijoux…). Elle dispense des formations sur ses différentes connaissances (géobiologie entre autres) Elle est auteure et conférencière. Son dernier livre « Manuel de géobiologie et magie de l’habitat » est paru aux éditions Favre.

 

Voici son site : www.eorian.ch

 

Ce mois-ci, la géobiologie est à l’honneur. Chaque lundi vous découvrirez une partie de l’échange que j’ai eu avec Joëlle Chautems. Elle parle avec simplicité et passion de ce qui l’anime et de la magie de la vie. Je me retrouve dans sa sensibilité et je la remercie de sa disponibilité et de ses conseils.

 

La séance dure combien de temps car c’est bien complexe ?

Quand je vais chez les gens, je compte 3 à 4 heures. Au-delà de ça je fatigue. Ça demande une concentration extrême car tu es à cheval entre du ressenti et du concret. Je dois être à l’écoute hyper fine de la mémoire des murs et tout ça demande une écoute très précise de nos clairs sens. On a tous des sens bruts (la vue, le toucher, l’odorat, l’ouïe et le goût) et on a les mêmes en clairs sens (la claire audience, la claire vision, clair goût, claire olfaction, clair ressenti et on a un 6ème sens qui est la claire information qu’on utilise en médiumnité). Quand je rentre dans un lieu, je vais utiliser ces clairs sens qui sont une écoute extrêmement fine du sens brut. D’être dans cet état, ça demande une très grande concentration, une immense présence et après il y a l’habitant qui pose une question, du coup tu rebascules en mode standard et ensuite on a le plan architectural, il faut se concentrer pour tracer les lignes, on est en mode concentration mentale et tu rebascules en intuitif. Ces changements de fréquence sont vraiment pénibles et c’est éprouvant.

 

Tu parles des mémoires des murs, peux-tu nous expliquer ce que c’est ?

La mémoire des murs signifie que la matière s’engramme du vécu. Pour moi tout est disque dur. Notre corps est un grand disque dur qui s’engramme de tout ce qu’on vit mais la matière et les pierres aussi, l’eau également. On le voit avec les travaux d’Emoto. Une maison va prendre en mémoire tout ce qu’elle vit. Quand on est sur une maison ancienne, il y a toute l’histoire de la construction et ensuite il y a toutes les histoires de toutes les familles qui y ont vécu jusqu’à nous. Quand on est dans une maison neuve, il y a l’histoire de l’architecte, quelles étaient ses intentions au moment de la construction, comment se sont passés les rapports entre lui et le client. Si un moment ça s’est mal passé et qu’il dessinait le plan en râlant, ça a impacté négativement la maison même si elle n’était pas encore construite. Tout s’engramme à partir de la naissance d’un projet.

 

Tout est énergie et c’est bien pour ça qu’on dit qu’on est créateur et qu’il faut être très vigilant quand on a une intention qu’elle soit dans l’invisible ou dans la matière, ça se concrétise finalement.

Complètement. Dès le début de la construction d’une maison, il faudrait faire attention et faire en sorte que les rapports soient le plus clair possible, le plus agréable et le plus harmonieux. Les maçons ont un véritable impact sur les mémoires des murs parce qu’ils créent, ils montent l’ossature de la maison. Si ça se passe bien avec les maçons et si ça se passe bien entre eux, c’est tout de suite beaucoup plus agréable au sein de la maison que si ça s’est mal passé entre eux.

Mon travail est de venir corriger cette mémoire. On l’efface avec la pensée ou avec des résines, de la sauge… on la remplace par une nouvelle mémoire. C’est important de remplacer derrière parce que tout ce qu’on enlève fait une sorte de vide métaphysique et si on le laisse, il va revenir quelque chose dessus. Autant choisir ce qu’on va remettre plutôt que laisser l’univers faire ce qu’il a envie (sourires). Souvent je mets de l’amour à la place.

 

Comment t’est venue l’idée d’être géobiologue ?

J’ai ce ressenti depuis toute petite. Quand j’entre dans un lieu j’ai toujours eu accès à la mémoire des murs. J’ai toujours vu les entités, les êtres humains décédés ou senti quand les objets étaient chargés. Du coup, un jour j’ai eu envie de faire des fouilles archéologiques mais avant ça je faisais déjà du voyage astral, j’ai étudié le bouddhisme tibétain pour comprendre un peu mieux comment on fonctionne parce que depuis enfant je n’étais pas comme les autres. J’ai un peu cherché dans tous les sens pour avoir des réponses et j’avais une philosophie assez certaine à l’intérieur de moi. Tout ce qui était lié à mes ancêtres m’intéressait. Surtout chez nous, c’est un peuple celte. Un moment il y a eu des fouilles près de chez moi et je savais qu’ils avaient trouvé des anciennes tombes dans le coin, ça m’intéressait de voir. En participant à ces fouilles, j’ai rencontré un sourcier présent lui aussi, on a vite sympathisé, il m’a appris comment entrer en conscience sur des sites sacrés et il m’a dit que quand j’avais un pendule dans la main ça réagissait hyper fort et que j’avais un don à ce niveau-là. J’ai eu envie de faire de la sourcellerie, j’ai cherché sur Internet et j’ai trouvé une école de géobiologie qui est dans la région de Lausanne. Je me suis formée auprès du géobiologue Stéphane Cardinaux. En voulant faire de la sourcellerie, je me suis rendu compte qu’il y avait la géobiologie qui comprenait la sourcellerie (le fait de trouver des sources), tout ce qui est radiesthésie, détection des réseaux telluriques, mémoires des murs, entités… Ça validait des dons que j’avais déjà, en me formant j’ai pu mettre des mots et mettre en pratique réelle des connaissances que j’avais déjà en moi. C’est le chemin de la vie qui m’a amenée à faire de la géobiologie mais j’en faisais avant de manière inconsciente. Je fais de la lithothérapie depuis toute petite, j’utilisais déjà les pierres pour harmoniser les lieux. J’ai commencé à m’intéresser à tout ça à partir de vingt ans, ça fait seize ans que j’en fais et ça fait un peu plus de dix ans que j’en fais de manière professionnelle.

 

Tu t’intéresses également aux arbres… c’est ce qu’on appelle la sylvothérapie ?

La médiumnité par la nature, c’est la communication avec les végétaux, les animaux et puis les minéraux. La sylvothérapie va utiliser la médiumnité de la nature, le fait de communiquer avec les arbres pour pouvoir aller ensuite en thérapie. Mais la sylvothérapie c’est plus le fait de s’appuyer contre un arbre, de faire un câlin mais les gens ne vont pas forcément communiquer avec. En fait je dirais que communiquer avec, c’est l’étape d’après.

 

 

Découvrez la suite lundi prochain…

 

 

Valérie Motté

"AVEC NOS PENSÉES NOUS CRÉONS LE MONDE" BOUDDHA