Louis Bertignac est un artiste au parcours incroyable. Il a marqué les années 80 avec son groupe de rock Téléphone. Le succès de la tournée des Insus démontre bien qu’il reste dans le cœur des français mais les mots me manquent pour présenter un si grand musicien.  Son album solo Origines est sorti le 16 novembre dernier, jour où je l’ai interviewé.

 

Pour suivre son actualité :

www.bertignac.com

 

Louis Bertignac est mon invité des « Rencontres féeriques ». Chaque jour de la semaine, vous découvrirez une partie de notre échange. Je le remercie chaleureusement de sa disponibilité, de sa simplicité et de sa générosité.

 

 

 

En revenant à la musique, être à l’écoute de cette créativité musicale, est-ce une façon d’être à l’écoute de son âme d’enfant ?

Il y a quelque chose comme ça. On peut dire que l’amour de la musique et la créativité n’évoluent pas donc pour moi c’est la même chose. Depuis l’âge de 14 ans, j’ai exactement les mêmes sensations quand je découvre la musique et je peux m’envoler grâce à ça. On peut dire que c’est l’âme d’enfant qui s’exprime parce que ça n’a pas changé depuis toutes ces années.

 

Votre chanson Jeune à jamais, c’est un hommage à votre fils.

Oui et à moi aussi.

 

Pouvez-vous nous en parler ?

Je trouve que Dylan résume bien tout ça. Je n’ai pratiquement fait que traduire. J’aime bien parce qu’à la fin de ce morceau je m’adresse à mon petit. J’aimerais qu’il reste fort, qu’il reste droit, qu’il ne s’embrouille pas la tête… Je pourrais le dire également à mes filles… Quant à l’âme d’enfant, je crois que j’ai gardé la mienne parce que c’est presque accidentel, je n’ai jamais réussi à évoluer. Pour certaines choses, je suis resté bloqué, ça n’a pas changé depuis que je suis gamin, ça a plutôt régressé notamment pour tout ce qui concerne l’organisation.

 

Et au niveau de l’émerveillement ? Les enfants s’extasient facilement et ils sont ancrés dans l’instant présent.

C’est vraiment merveilleux quand mon fils découvre de nouvelles choses, il m’éclate pour ça. C’est un bonheur et je ne crois pas que j’ai ce type d’émerveillement propre aux enfants.

 

Qui est Louis Bertignac ?

Il faut lui demander.

 

Justement il est devant moi.

Qui il est ? Je suis peut-être le dernier à pouvoir le dire parce que je manque de recul. J’aimerais bien pouvoir le dire. Je ne me regarde pas beaucoup, j’ai peut-être ce défaut. Je ne me regarde plus dans la glace. Depuis que je vieillis, je n’aime pas me voir. Mais parfois je me trouve bien pour mon âge et  je trouve que j’ai l’air jeune.

 

C’est l’âme d’enfant qui ressort, qui parle…

Ça doit être ça. Je ne me regarde pas comme avant, je me suis toujours trouvé plutôt moche.

 

Ah bon ?

Oui parce que je suis maigre, j’ai un gros nez. Il y a plein de trucs qui ne me plaisaient pas. De temps en temps, quand je suis heureux, je me dis finalement que je suis beau quand même mais ça fait un moment que ça ne m’arrive plus.

 

Avez-vous perçu un changement, une évolution car vous avez traversé quelques épreuves ? Ou vous êtes toujours le même finalement ?

Non, physiquement, j’ai vu le changement. J’ai l’impression que je suis plus détendu qu’à 20 ans mais il est possible que je sois plus crispé aussi. Rien n’est sûr dans tout ça. Il y a des moments où je suis détendu comme quand je fais de la promo. Je suis bien parce que je suis dans mon élément. On me demande de raconter mon disque, ma vie et ça me plaît.

 

Il y a d’autres artistes qui sont moins à l’aise avec la promo. Il y a sans doute l’expérience mais surtout vous êtes généreux dans vos réponses.
Il y a l’expérience effectivement mais en fait je ne cherche pas quoi répondre, ça vient. Je n’ai pas réfléchi à comment je vais faire la promo d’Origines. Je me retrouve devant vous, vous me posez des questions et j’y réponds. C’est simple, c’est comme ça avec tout le monde et j’aime bien.

 

Finalement quand on est musicien notamment au moment de la création, on est seul.

Surtout sur cet album, je suis tout seul. J’aime bien être entouré de sons, de musique, d’idées, de paroles.

 

Mais après effectivement quand le bébé naît, on est content de le présenter et d’en parler…

Oui, c’est ça. J’aime bien les interviews parce que je raconte ma vie.

 

Découvrez la suite demain…

 

Retrouvez les articles précédents :

http://valeriemotte.com/louis-bertignac-1-5/

http://valeriemotte.com/louis-bertignac-2-5/

 

 

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Valérie Motté

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