Portrait Marie Lise Labonté          Portrait Jérôme Angey

Couv Devenir maître de sa vie À la rencontre de soi Guy Trédaniel éditeur

 

 

Marie Lise Labonté est psychothérapeute en Europe et aux Etats-Unis, auteure et formatrice. Elle est reconnue internationalement et ses ouvrages connaissent un véritable succès.

 

Pour découvrir son univers :

https://www.marieliselabonte.com

 

Jérôme Angey est auteur. Inspiré par les écoles philosophiques de l’Inde, il y a pratiqué différentes approches énergétiques. Il est aujourd’hui directeur de l’école Anschma© (école de soins énergétiques).

 

Pour découvrir son univers :

http://jeromeangey.com

 

Et l’école Anschma :

http://www.anschma-international.com

 

 

Marie Lise Labonté et Jérôme Angey vous propose un séminaire « Accompagnement d’âmes » du 14 au 17 mars à Paris.

Toutes les informations :

http://www.anschma-international.com/seminaire-accompagnement-dames/

 

 

Je les ai rencontrés au bar de l’hôtel Renaissance Paris Arc de Triomphe à l’occasion de la promotion de leur ouvrage « Devenir maître de sa vie – À la rencontre de soi » paru aux éditions Guy Trédaniel.

http://www.editions-tredaniel.com/devenir-matre-de-sa-vie-cd-p-7994.html

 

 

 

Ils sont mes invités des « Rencontres féeriques ». Chaque jour de la semaine, une partie de notre échange vous sera partagée. Je les remercie de ce moment lumineux et de leur authenticité.

 

 

 

Vous parlez beaucoup d’amour. Quelle est votre définition à chacun ?

 

M L : c’est une expérience d’expansion. Pour moi l’amour c’est accueillir, écouter, et agir. Ce n’est pas uniquement je médite et je suis tout amour. L’amour c’est entrer dans l’expérience d’aimer, d’accueillir et de tenter l’expérience de l’inconditionnel. Dans ma pratique de l’amour, j’essaie de le vivre au quotidien.

 

J : c’est beau ce que tu dis Marie Lise.

 

M L : Merci.

 

J : l’amour inconditionnel, on le côtoie quelquefois, ça ne dure que quelques instants. On a du mal à le préserver dans son quotidien, dans ses épreuves. Ça ressemble la plupart du temps à cette capacité d’expansion, d’absorption et à de la compassion. Je me rappelle avoir eu une expérience d’amour quand j’étais adolescent en contemplant un coucher de soleil. C’est comme si mes liens personnels, ceux de ma peau, de mes limites s’étaient interrompus, que la vision horizontale était apparue et je baignais dans une forme de béatitude, de reconnaissance. Il n’y avait plus de différence entre l’extérieur et moi. C’est un état fusionnel. On arrive à l’établir avec des gens qu’on aime mais quelquefois on y arrive avec des inconnus, des gens qui viennent nous voir en thérapie. Quand on arrive à être dans l’écoute totale de l’autre, il y a quelque chose qui apparait – ce n’est pas une émotion – c’est une disponibilité, une présence dans la présence.

 

ML : une ouverture.

 

J : c’est très rare parce qu’on est souvent accaparé et un peu perturbé par les petites choses du quotidien, mais quelquefois on arrive à être totalement absorbé. Il n’y a plus de différence entre toi et l’autre. Il peut même y avoir de la compassion qui serait d’accepter l’autre tel qu’il est.

 

 

Dans sa globalité…

 

J : c’est toujours plus facile de le vivre quand ça va bien et difficile quand ça va mal.

 

ML : pour moi c’est une pratique. C’est vraiment une exploration de son corps. Se libérer de ses protections.

 

 

On le voit dans les relations amoureuses. Certaines personnes préfèrent quitter une relation d’amour de peur de souffrir. Elles préfèrent rester avec une personne qu’elles aiment moins. Ce serait lié à nos blessures d’enfance ?

 

M L : Beaucoup de gens sont profondément attachés à leurs souffrances. Exister à travers elles, c’est une identité. S’ils ne souffrent pas quotidiennement, ils ne se reconnaissent plus. On dit bien Devenir maître de sa vie, c’est prendre la responsabilité de sa vie.

 

Vous en parlez aussi par rapport à l’autoguérison. Vous revenez à l’amour.

 

M L : toujours car c’est l’amour qui guérit. Je l’ai vécu.

 

 

Vous avez créé la Méthode de Libération des Cuirasses.

 

M L : je n’aurais pas pu m’autoguérir sans redécouvrir l’amour.

 

 

Ça vous a pris combien de temps ?

 

M L : je suis encore en travail surtout quand j’écris un nouveau livre. Les jugements peuvent venir quand on est dans un processus de créativité. Pour me guérir de cette maladie dite incurable, ça m’a pris quatre ans.

 

C’est votre âme qui vous a inspirée ? Quel a été le déclic ?

 

M L : La maladie avait atteint mes hanches et je ne pouvais plus ouvrir mes jambes. Ça devenait compliqué pour faire l’amour. J’avais vingt-cinq ans, j’ai réagi très fort. J’ai dit stop à la destruction. Je recevais de l’aide des médecins, des rhumatologues. Finalement je leur donnais mon pouvoir aussi. J’espérais que eux me guérissent mais quand j’ai atteint ce niveau de perte de qualité de vie et de chose essentielle pour moi, faire l’amour ça fait partie des besoins fondamentaux. Je me suis dit que j’avais quelque chose que je n’avais pas saisi. Madame Bertherat m’a beaucoup aidé avec son livre Le corps a ses raisons.

 

 

Le corps nous parle et nous envoie des messages.

 

M L : Exactement. C’est un message de notre âme, de notre inconscient, de notre être profond.

 

J : on rencontre beaucoup de gens qui ont des problèmes et qui ont envie de sauter des étapes importantes. Ils recherchent une recette de cuisine pour aller mieux. Ce sont pourtant ces étapes qui permettent la guérison.

 

M L : il y a une différence entre la volonté de se guérir, d’atteindre le ciel et l’expérience de le vivre.

 

 

On entend effectivement certaines personnes dirent « je me bats contre ma maladie ».

 

M L : malheureusement.

 

 

Avec le temps et l’expérience, j’ai compris qu’il fallait accueillir la maladie comme un message et non la mener comme un combat. Du coup, ça facilite la compréhension et parfois la guérison.

 

M L : définitivement, c’est ça. C’est une partie de nous qui est malade. C’est important de s’en occuper. Il ne faut pas la juger.

 

 

Dans le livre, vous dites qu’on a tous un potentiel de médium quand on s’incarne mais certains d’entre nous créent des blocages.

 

M L : on a tous la capacité de recevoir.

 

 

Comment peut-on aider les gens à se défaire de leurs blocages ? Ça vient de leur éducation, de leurs croyances… ?

 

M L : chose certaine, il y a un formatage que l’on connaît dans notre enfance, une forme d’éducation, du formatage de notre personnalité, du conditionnement. L’âme est beaucoup plus vaste que le petit corps du nourrisson. Si l’enfant en grandissant voit quelqu’un dans sa chambre et que les parents lui disent que ce n’est pas possible, évidemment il va se fermer. Il y a des gens qui se ferment. Comme vous le disiez, lorsqu’ils sont amoureux, c’est très fort alors ils préfèrent se fermer plutôt que de sentir ce que cela provoque en eux. Ce sont des réactions de protection face à notre puissance, à notre grandeur qui est là, à l’intérieur de nous. C’est comme un puits. On a juste à puiser dedans.

 

J : La médiumnité et la télépathie sont des états naturels. Il y a comme une satisfaction du connu et on commence à se remettre en question surtout quand ça va mal. Dans ces périodes où l’assurance de l’ego s’effrite parce qu’on est éprouvé par la vie – à ce moment-là, c’est la douleur qui nous amène à appeler à l’aide et à nous questionner sur,  qu’est ce qui se passe en moi – c’est le questionnement intérieur qui réveille cette télépathie naturelle entre nos dimensions de conscience, âme personnalité, ça ouvre des méridiens. Il y a tout un système nerveux, un réseau de communication qui est là naturellement. Il n’est pas utilisé et puis parfois, on a des accès de colère, des inconforts, une maladie qui va nous obliger à nous remettre en question. Tout cela nous réveille et tout d’un coup on commence à entendre des choses en nous,  parce qu’on se rend disponible et on commence à ouvrir la fenêtre de notre maison intérieure pour que l’air rentre. Ce sont souvent des choses qu’on ne veut pas parce qu’on est trop occupé et il n’y a plus de place. Cela nécessite un questionnement. Dans cette démarche de remise à plat, ça demande un peu de persévérance, de la patience, c’est là que vient l’authenticité. Si on se pose les bonnes questions, on obtient les réponses et c’est quelquefois percutant, voir dérangeant, car c’est un message de l’âme.

 

 

Dans le livre, quand vous évoquez la médiumnité, vous dites qu’il y a un choix à faire, un discernement à avoir par rapport aux entités qui pourraient se connecter. Pourriez-vous développer ? Dans le cas de ma médiumnité, ça s’impose à moi. Il m’arrive parfois de demander aux esprits de me laisser tranquille mais j’ai cru comprendre qu’il y avait une autre explication.

 

M L : je vais parler de mon expérience de médium. J’ai connu beaucoup de médiums qui sont venus demander que j’approuve leur chemin de channeling. Ils voulaient faire une transe devant moi et ils voulaient que je reconnaisse si c’était vrai ou si c’était l’ego spirituel ou si c’était de la création pure du mental. J’ai refusé de faire ça parce que c’est beaucoup de travail et en plus les gens le prenaient mal quand je disais qu’il y avait une distorsion… Pour moi, le channeling ce n’est pas quelque chose qui s’apprend, c’est quelque chose qui se manifeste. C’est un appel de mon âme, votre âme dans cette incarnation. Avoir un canal qui peut recevoir et transmettre mais il y a des gens qui forcent, qui veulent devenir canal.

 

C’est dans ce sens-là.

 

M L : ce n’est pas tout le monde qui peut conduire un 747. C’est ça l’image que je donne. Il y a une responsabilité énorme. Quand j’ai découvert ce que je vivais, que c’était ça le channeling, j’ai connu une grande purification de l’ego. Ca a été très puissant pendant des années. Ce n’est pas tout le monde qui accepte de vivre ça. Et ça fait partie du développement de médiumnité une fois adulte. Dans mon processus, il n’y avait pas de manuel d’instructions. J’ai appris sur le terrain et j’ai refusé qu’il soit ouvert tout le temps. J’ai besoin de vivre ma vie personnelle et transpersonnelle mais sans être constamment envahie.

 

J : à un autre niveau les gens canalisent leur propre lumière intérieure de façon naturelle. On voit certaines personnes qui font de la couture, jouent de la musique, sont dans leur créativité et ils s’ouvrent, ça se voit, ils ont un rayonnement, ils sont en train de canaliser une vibration magnifique. Et on se sent bien autour d’eux. Pour moi,  lorsque les vibrations proviennent de l’extérieur les critères sont de vérifier le confort et l’inconfort ainsi que la qualité de la vibration. Le channeling n’est pas que verbal, il est avant tout vibratoire, c’est important. Pour des personnes qui canalisent des vibrations dites de lumière, plus élevées, ce sont des personnes qui ont énormément à travailler sur elles, de façon concrète. Comme ça il y aura moins d’ego. On voit beaucoup de channels qui débutent, on sent que c’est encore assez dense, confus. Ils ne maîtrisent pas le processus soit le message n’est pas très cohérent, déraciné, soit il peut y  avoir des interférences avec des dimensions de la personnalité. C’est facile de le discerner. Ça fait partie de leur expérience mais il y a certaines personnes qui fuient là-dedans, en pensant qu’il n’y aurait que du bonheur à côtoyer constamment de hautes vibrations, en oubliant de s’occuper des aspects plus ombragés d’elle-même. Ce que je dis aux élèves en Harmonisation Énergétique Anschma, c’est que tout le monde est télépathe et peut percevoir des choses, mais c’est peut être avant tout pour soi. Dès qu’on se met à faire des soins énergétiques, on canalise la lumière et on vit soit même une épuration. Cela peut être différent de tout un chacun en fonction de ses propres capacités. Les intervenants qui agissent et canalisent doivent être très enracinés et toujours bien vérifier leurs objectifs, afin qu’il n’y ait pas quelque chose de personnel dans leur action,  sinon cela risque d’interférer avec la canalisation de lumière qui est de nature inconditionnelle.

 

M L : Pour les gens qui font des soins énergétiques, qui reçoivent des informations sur la personne, comment savoir si c’est pertinent de le dire maintenant. Tout ça nécessite un discernement, une conscience parce qu’ils y en a qui prennent pouvoir sur l’autre en communiquant des messages.

 

Découvrez la dernière partie demain…

 

Retrouvez les articles précédents :

http://valeriemotte.com/marie-lise-labonte-jerome-angey-1-5/

http://valeriemotte.com/marie-lise-labonte-jerome-angey-2-5/

http://valeriemotte.com/marie-lise-labonte-jerome-angey-3-5/

 

 

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Valérie Motté

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