Crédit photo : Thomas Graindorge

 

Stéphanie Jarroux est une artiste dans l’âme. Cette maman dynamique est comédienne, auteure et art thérapeute. Elle est actuellement sur la scène de la Comédie des Trois Bornes à Paris dans une nouvelle version de son spectacle Bio et Barge, Tofu la semaine, mojito le week-end !

 

Découvrez son univers : http://stephaniejarroux.fr

Et le lien du TEDx : https://www.youtube.com/watch?v=XKiI1bdUryM

 

Pour réserver vos places : https://www.billetreduc.com/218712/evt.htm

 

 

Elle est mon invitée de la semaine. Chaque jour, vous découvrirez une partie de son entretien. Nous nous sommes retrouvées dans le 6èmearrondissement où nous avons partagé une « Rencontre féerique ». Stéphanie m’a touchée par sa fragilité mais aussi par la passion qui l’anime. Je la remercie de sa simplicité, de son authenticité et de sa sincérité.

 

 

 

On parle souvent du bonheur, quelle est ta définition ?

Le bonheur c’est un peu une injonction qui me fatigue. Aujourd’hui on en a fait des spécialités, il faut être heureux, comment cultiver le bonheur… ça m’agace.

Je ne crois pas au bonheur. Je crois à des moments de bonheur qui peuvent être très courts, très simples ou plus élaborés, un peu plus étayés. Et puis ça alterne avec des espaces un peu plus douloureux et interrogatifs sur la vie. C’est ça qui fait que c’est une vie. Je suis quelqu’un d’un peu angoissé alors ça m’est difficile de croire au bonheur absolu. Je n’ai pas tellement envie d’y croire. Je pense qu’on a besoin de vivre un peu tout pour être juste quelqu’un d’humain. On n’est pas comme ça dans un état de béatitude absolu. En revanche, il y en a des instants de bonheur et je les savoure.

 

Quelle serait alors ta recette du bonheur ?

C’est peut-être d’arrêter de se faire chier. Et comme ça on arrête de faire chier les autres. Plus on apprend à prendre soin de soi, plus on apprend à regarder nos blessures, nos talents, nos compétences, nos envies, nos colères… plus on regarde tout ça chez les autres d’une façon plus tranquille plus calme. Il faut un petit peu balayer devant sa porte avant d’aller chez le voisin lui dire ce qu’il a à faire. Il faut s’occuper de soi avant de s’occuper des autres et ce n’est pas un truc d’egocentrique. Pour avoir fait de la thérapie, je joue dans les hôpitaux, je n’y arriverais pas si je n’étais pas au clair avec moi. Ça passe par la thérapie, l’introspection, par une vérité. Plus on est vrai avec soi plus on est vrai et authentique avec les autres. Ça crée des relations calmes, intéressantes et sincères.

 

Nous arrivons à la partie féerique de l’entretien. Mes amies les fées ont un message à te délivrer. Acceptes-tu ?

Oui bien sûr.

 

Je te propose de choisir une carte et de la découvrir.

 

                   

Copyright : Illustrations Laure Phelipon/éditions Jouvence – Coffret Conseils de fées et potions magiques de Valérie Motté

 

 

C’est incroyable ! Ce sont des signes.

Elles sont toujours là à veiller sur ces rencontres féeriques.

 

La sérénité est un peu mise à mal en ce moment parce que je reprends la nouvelle version du spectacle. Je sors de nouveau de ma zone de confort. Je ne suis pas complètement confortable mais en même temps ça tiraille, c’est bien, c’est vivant. Ça questionne, ça bouscule avec une rentrée tonitruante car mon mec est à Rabat une semaine sur deux, j’ai les enfants, la dernière est rentrée au CP. Ça m’a fait un truc, je n’ai plus d’enfant en maternelle, ça veut dire que je n’ai plus de bébé donc je deviens vieille. La sérénité tombe bien, merci petites fées.

 

Et si tu avais une baguette magique, à quoi te servirait-elle ?

La baguette magique pourrait servir à des choses très concrètes. La matérialité vient tout de suite typiquement du fric pour que le spectacle puisse se déployer, que les gens avec qui je travaille soient récompensés. Je n’accorde pas à la baguette magique un pouvoir de réparation ou d’amélioration car je crois que c’est à nous de le faire. Je n’ai pas envie d’effacer le passé parce que s’il est là, il a une raison d’être. Je n’ai pas envie de provoquer des choses dans le futur car c’est à moi de le faire.

 

Je te remercie de ta confiance et du temps partagé. Est-ce que la gratitude est importante dans ta vie ? Tu t’exprimes facilement comme tu le fais avec tes filles ?

Je ne le dis pas assez à mes amis et pourtant je le pense très souvent. Je devrais le dire encore davantage. Je suis très reconnaissante des gens qui m’accompagnent dans ma transformation de vie. Je pense à Valérie, ma productrice, à Jeff Freza et à Vinvin qui m’accompagnent artistiquement. Ça me touche énormément. Le fait qu’ils se mobilisent, qu’ils mobilisent leur créativité pour moi, ça m’émeut beaucoup. J’espère qu’ils le ressentent mais c’est vrai que je ne leur dis pas assez. Je ne le dis pas assez à ma sœur jumelle. De temps en temps j’envoie des messages à mes amies pour leur dire qu’elles me manquent ou que j’ai envie qu’on soit toutes réunies, qu’elles m’inspirent – ces femmes – dans ce qu’elles traversent… Probablement je ne le dis pas assez. J’ai du mal à me remercier moi aussi, c’est toujours la même chose. Il faut commencer par soi. Pour moi, la gratitude c’est un sourire qui vient de l’intérieur.

 

C’est une jolie formule. Merci beaucoup.

 

Retrouvez les articles précédents :

http://valeriemotte.com/stephanie-jarroux-1-5/

 

http://valeriemotte.com/stephanie-jarroux-2-5/

 

http://valeriemotte.com/stephanie-jarroux-3-5/

 

http://valeriemotte.com/stephanie-jarroux-4-5/

 

 

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Valérie Motté

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