Portrait Valérie Capelle   Couv Sept jours pour vivre - éditions Jouvence

 

Valérie Capelle vient de sortir son premier roman « Sept jours pour vivre » aux éditions Jouvence. Riche de son expérience en soins palliatifs, elle a appris à revenir à l’essentiel et à se poser dans l’instant présent. Son âme d’enfant lui permet de s’émerveiller de tout ce qui l’entoure. C’est l’un des messages qu’elle a voulu faire passer à travers ce livre empreint de tendresse et d’émotion.

 

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https://www.facebook.com/Capelle.Valerie/

 

Elle est mon invitée des « Rencontres féeriques ». Chaque jour de la semaine, vous découvrirez une partie de son entretien. Je la remercie de sa simplicité et de sa disponibilité. Au téléphone, nous parlions le même langage et c’était fort agréable.

 
 
Pour revenir à l’écriture, que représente-t-elle pour vous ?

Une seconde façon de respirer. C’est vital.

 

Vous écrivez depuis toujours parce que vous me parliez des poèmes…?

Oui depuis l’adolescence. J’ai écrit des poèmes sur mon histoire de vie. La poésie m’a aidée à transcender des périodes très difficiles de ma vie.

 

C’était un peu une échappatoire, un exutoire ?

Un exutoire oui.

 

Dans votre livre on revient à l’essentiel finalement puisque le message est de profiter de l’instant présent. Est-ce que vous, vous y parvenez quotidiennement ?

Ça a été ma bouée de sauvetage aussi, l’instant présent et garder le sens de l’émerveillement. C’est aussi quelque chose que j’ai voulu faire passer dans le livre notamment avec le petit Mathieu.

 

La rencontre avec le petit Mathieu renvoie vers l’enfant intérieur de chacun des personnages ?

C’est exactement ça. L’orthophonie m’a aussi aidée par rapport à ça. Mais j’ai toujours gardé une part de fraîcheur, je dirais presque d’innocence finalement, qui peut paraître surprenante quand on est plus qu’adulte et qui en même temps permet de poser un regard différent sur ce qui nous entoure, de ne pas se laisser plomber par les difficultés, par les aléas de la vie, par les traumatismes que l’on peut vivre.
 
Du coup ça vous procure quoi quand vous êtes dans cet état d’esprit ?

Je dirai de la joie. Pour moi la joie c’est plus un état d’être qu’une émotion.

 

Que représente-t-elle ?

C’est presque la joie d’être sans raisons. Plus on alimente ce versant de l’émerveillement, de savoir se poser et de changer son regard dans ce qu’il y a autour de nous, de voir les toutes petites choses. J’appelle ça l’infiniment petit dans l’infiniment grand. Avoir ce regard-là sur l’environnement, sur les gens, plus j’alimente cette vision-là, plus parfois, j’éprouve de la joie et je ne sais pas pourquoi, je ne la rattache pas à un événement. C’est une espèce de nourriture. Se nourrir soi de ce que l’on peut percevoir…

S’accepter avec tout ce que l’on est, avec ses fragilités, ses forces. La fragilité ou la vulnérabilité peut être une force quand on l’accueille. C’est aussi ce qui est proposé à Antoine et à Pierre. Finalement quand Antoine et Pierre se retrouvent, ils sont dans le même bateau. Comme le dit Pierre, avec ce sentiment d’impuissance de ne pas pouvoir donner de sa force vitale, de guérison à son ami mais en même temps ils s’initient l’un l’autre.

 

Découvrez la suite demain…
 
 

Valérie Motté

"AVEC NOS PENSÉES NOUS CRÉONS LE MONDE" BOUDDHA

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