Portrait Virgile Stanislas Martin

Virgile Stanislas Martin est auteur en développement personnel. Je l’ai rencontré lors d’un salon où nous étions invités à présenter nos ouvrages. Nous ne nous sommes jamais revus mais j’ai aimé notre rencontre et sa simplicité.

 

Je savais qu’il était également hypnothérapeute et j’ai de suite pensé à lui pour les « Rencontres lumineuses » de ce mois-ci. Je n’ai jamais utilisé l’hypnose mais je trouve que c’est un outil très intéressant. Chaque lundi, vous découvrirez une partie de notre entretien. Je remercie Virgile Stanislas Martin de sa confiance.

 

Voici sa page Facebook :

https://www.facebook.com/profile.php?id=100008463287947

 

Quel est ton parcours ?

J’ai fait une école de commerce. J’ai travaillé dans la finance et dans l’assurance et j’étais stressé comme on peut l’être. J’ai commencé à m’intéresser au développement personnel et notamment à la PNL (programmation neurolinguistique). Au départ, ce qui m’intéressait c’était d’apprendre à mieux communiquer mais très vite je me suis rendu compte que ça me permettait aussi d’aller visiter des choses plus personnelles de l’ordre de l’émotionnel et donc j’ai fait tout le parcours en PNL, celui en coaching, je suis coach certifié. C’est comme ça que j’ai voulu remonter à la source et aller découvrir l’hypnose. Je me suis donc formé à l’hypnose.

 

Et quel a été le déclic pour l’hypnose ?

À un moment donné, il faut faire confiance à son propre inconscient. Comme je suis passé par la PNL, qui est très structurée et structurante, il y a une trame de travail, il y  a des protocoles précis, c’est très procédurier. Quand on va vers l’hypnose, c’est bien de lâcher tout ça y compris quand on veut atteindre un certain niveau en PNL pour aller vers quelque chose de plus créatif. Il ne s’agit pas d’appliquer des protocoles mais plutôt de construire et de faire évoluer une relation. Par ailleurs, je pourrais dire qu’il y a plusieurs manières de travailler avec quelqu’un. Le niveau 1, ce serait de vouloir l’aider à résoudre un problème. Le thérapeute ou le coach fait alliance avec son client pour résoudre ensemble le problème et c’est bien parce que ça fonctionne pas mal. Quant au deuxième niveau, le thérapeute accompagne son client pour que lui-même résolve son problème, il va l’aider à développer des stratégies, des ressources et à mettre en place des choses que lui-même va pouvoir développer. Il y a le troisième niveau qui est le niveau ultime. C’est accompagner son client à grandir pour non pas résoudre un problème mais le dissoudre c’est-à-dire devenir plus grand que son problème. Un peu comme un enfant, qui de lui-même arrête de sucer son pouce, il jette sa tétine, il dit qu’il ne veut plus de son doudou parce qu’il est trop grand. Il n’a plus besoin de tout ça.

On accompagne le client sur une transition, non seulement il va résoudre son problème mais il va le dissoudre, ce qui fait que le problème ne pourra plus revenir.

 

En parallèle, tu écris et tu as notamment sorti un livre sur Ho’oponopono. Tu médites quotidiennement ?

Je m’intéresse beaucoup à toutes formes de spiritualité et ce que j’apprécie dans Ho’oponopono, c’est le fait que l’on soit tous relié et que les autres sont notre propre miroir. Au lieu de vouloir régler les choses à l’extérieur, il s’agit en fait de prendre conscience de ce qui se passe à l’intérieur de nous et d’aller travailler à l’intérieur. Par exemple, si je rencontre beaucoup de personnes en consultation qui ont des problématiques d’addiction, je vais peut-être me demander où j’en suis par rapport  à ça. Est-ce que je ne suis pas un peu addict aux réseaux sociaux ou à ceci ou à cela ? Il ne faut pas tout prendre au pied de la lettre non plus. Si je rencontre quelqu’un qui est alcoolique, ça ne veut pas dire que je le suis mais le mécanisme quelque part j’en suis porteur. L’autre est là pour me le montrer.

 

Tu l’as intégré à ton quotidien ? Tu pratiques d’autres outils ?

Par rapport au rituel d’ho’oponopono, je le pratique quand j’ai des occasions, quand il y a quelque chose qui me touche personnellement ou quand quelqu’un autour de moi est touché par quelque chose de fort. Je me dis que ce n’est pas un hasard, si ça rentre dans mon champ d’énergie, je vais pratiquer Ho’oponopono sur la part de moi qui est porteuse de cette énergie-là.

Je m’efforce de pratiquer des formes de méditation plus courtes. On n’a pas tous le temps, l’occasion ou le désir de s’asseoir une demi-heure, trois quarts d’heure sur un coussin donc je m’intéresse à des méditations de quelques minutes seulement quitte à les reproduire plusieurs fois par jour. Je pratique la cohérence cardiaque qui prend seulement cinq minutes et qui permet vraiment de se recentrer et de s’aligner à l’intérieur.

 

C’est quoi la cohérence cardiaque ?

C’est une forme de respiration qui consiste à faire cinq secondes d’inspiration suivies tout de suite de cinq secondes d’expiration. Il n’y a pas de temps mort entre les deux. Respirer de cette manière-là permet de mettre le cerveau et le cœur en cohérence puisqu’ils ont chacun des niveaux de fréquences et d’aligner ces deux fréquences. À partir du moment où l’on a le cœur et le cerveau qui fonctionnent sur des fréquences qui sont en phase, ça permet de gérer considérablement le stress et aussi d’équilibrer le système nerveux sympathique et para-sympathique pendant quatre heures après les cinq minutes de pratique. C’est David O’Hare qui a développé cet outil en France et c’est David Servan-Schreiber qui en avait parlé le premier dans son livre « Guérir ». C’est un exercice que je propose aux personnes qui viennent me voir pour l’anxiété, le stress ou des attaques de panique.

 

Est-ce que l’hypnose peut être une solution d’accompagnement pour passer ce changement de cap énergétique que nous vivons ?

Oui parce que grâce à l’hypnose on va pouvoir accompagner nos clients à se recentrer et à s’aligner, à faire une espèce de bulle autour de soi pour se protéger des formes d’énergie qui peuvent nous polluer. Et puis surtout nous rappeler que ce n’est pas le monde qui nous définit. Le stress ne vient pas de l’extérieur. Rien ne nous arrive directement de l’extérieur. On ne vit pas dans le monde, on vit dans nos pensées. Quoi qu’il se passe dans mon environnement, ce n’est pas ça qui va m’affecter, c’est la pensée que je vais avoir par rapport à cet événement, le sens que je vais lui donner et la manière dont je vais m’attacher à mes pensées et la façon dont je vais investir mes pensées, rester focalisé dessus. Si je vis un événement comme une injustice et si je rumine ceci, je vais beaucoup plus souffrir que si j’accepte ce qui se passe et que j’avance.

 

Découvrez la dernière partie lundi prochain…

 

 

 

Valérie Motté

"AVEC NOS PENSÉES NOUS CRÉONS LE MONDE" BOUDDHA