Carolyne Nicolet est médium et enseignante en Reiki. Je l’ai rencontrée, il y a quelques années, à Fribourg en Suisse lors d’un salon.

J’ai de suite apprécié cette rencontre car nous parlions le même langage et sa façon d’utiliser sa médiumnité était bienveillante et apaisante.

 

Vous pouvez découvrir son centre de formations et de thérapies :

www.centresurya.ch

 

Elle sera mon invitée des « Rencontres lumineuses » de février. Chaque lundi vous découvrirez une partie de son entretien. Je la remercie de sa confiance et de sa douce énergie.

 

 

Pourrais-tu nous définir la médiumnité ?

La médiumnité est cette capacité à relier 2 mondes, ce monde terrestre et le monde de l’esprit. Dans ma pratique, il s’agit concrètement d’avoir la possibilité de communiquer avec les personnes décédées, de les décrire, de donner des souvenirs en commun, des traits de caractère. La médiumnité n’a rien d’étrange, elle permet simplement de donner la preuve que la vie continue après la mort physique, que celle-ci n’est qu’un passage et que l’âme continue son chemin d’évolution sous une autre forme.

 

Il me semble que tu ne la vivais pas enfant mais qu’elle s’est développée petit à petit. Peux-tu nous raconter à quel moment tu as compris que tu étais médium ?

Effectivement, je n’ai aucun souvenir d’avoir eu cette capacité étant enfant. L’unique lien que j’avais avec la mort, à cette époque, était que ma grand-maman m’envoyait prier chez les personnes décédées, car elle ne pouvait pas se déplacer.

Ma médiumnité a commencé à se manifester après le décès brutal de ma nièce en 1991, elle n’avait que 17 ans et cela a été un grand choc. Puis, en 1994, est survenu la mort accidentelle du fils de mon mari, il avait 19 ans. Les signes de l’au-delà sont devenus insistants, il y avait des manifestations physiques dans mon appartement, des lumières qui s’allumaient et s’éteignaient, des musiques extraordinaires qui s’enregistraient sur mon répondeur, des bruits de pas, de portes, de clés. Et un jour, alors que j’étais au téléphone avec une amie, j’ai vu quelqu’un arriver derrière la porte d’entrée vitrée mais opaque, j’ai entendu la sonnette et mon amie aussi, j’ai prié mon amie de patienter pour aller ouvrir. Alors que la silhouette de la personne était visible derrière la porte, lorsque j’ai ouvert celle-ci… Il n’y avait personne. Cela a été le début de la grande aventure, car étant très cartésienne, je ne pouvais croire sans expérimenter. J’ai commencé à m’intéresser au sujet, aux thérapies et à me documenter. J’ai effectué mon 1er degré en Reiki en 1995 puis en 1996 le 2e degré et ensuite est arrivée la maladie qui m’a mise en standby pendant 2 ans.

 

Après toutes ces manifestations, comment as-tu appris à développer cette médiumnité ? Quel est ton parcours ?

Après les 2 ans de maladie, j’ai suivi différents cours dans le domaine des thérapies et du développement personnel et j’ai remarqué que mes ressentis s’étaient beaucoup développés. Je ressentais ce que l’autre vivait, je percevais les présences bienveillantes du monde de l’esprit mais je ne savais pas très bien parler leur langage. En continuant ma formation en Reiki et en effectuant ma maîtrise en 2003, tout s’est bousculé. Le monde spirituel devenait de plus en plus pressant, m’invitant à travailler avec lui. Alors j’ai cherché une formation en médiumnité, honnêtement, plus pour prouver que ça ne pouvait pas fonctionner que le contraire. Et j’ai été bien surprise !

Par la suite, je suis allée régulièrement en Angleterre, au collège Arthur Findlay, où une solide formation est proposée. J’ai suivi également beaucoup de séminaires avec des médiums anglais différents, ici en Suisse et en Europe, avec chacun leur spécialité.

 

Comment se manifeste-t-elle à toi ? Tu vois, entends…

La manière dont je perçois le monde spirituel et plus particulièrement les personnes décédées dépend de leur façon de se présenter. Parfois, je vois clairement la personne et peux la décrire physiquement, parfois, elle me donne des images, des bouts de films de sa vie et je peux simplement les traduire, les transmettre. Souvent, dans les informations sur les causes de la mort, je ressens dans mon corps ce qui s’est passé, mais ce n’est pas douloureux, c’est comme une empreinte énergétique. Cela ne me fait pas mourir 😉 Il m’arrive d’entendre les prénoms ou lieux ou de voir les écriteaux correspondants. Si une personne veut me parler d’un pays, je vois une mappemonde avec le pays qui clignote, pour une date, je vois un calendrier. Je peux sentir des parfums, des odeurs qui vont me donner des indications sur la personne. Le monde spirituel utilise un langage que je peux comprendre, des images que je peux traduire. La bonne nouvelle, c’est que ce langage est universel, je peux communiquer même si la personne décédée parlait une langue que je ne connais pas.

Une autre forme de médiumnité que j’ai travaillée avec l’aide du monde spirituel et de mes guides est la transe parlée et l’écriture automatique. Ce mode de communication est un état modifié de conscience. Cela demande beaucoup d’entraînement, de pratique et de confiance totale dans ce partenariat avec le monde spirituel. Cela signifie que mes ondes cérébrales ralentissent, ma conscience cède la place à la conscience du visiteur du monde spirituel et je n’ai pas le souvenir de ce qui est dit durant ces transes. À l’heure actuelle, j’ai eu l’occasion d’être l’hôte de plusieurs enseignants venus du monde de l’esprit, avec chacun leur caractère et leur spécificité. Par ex. Berthe est une enseignante avec un vocabulaire parfait et un phrasé un peu vieillot. Charles est un bon vivant qui aime plaisanter. Il y a également Vega le scientifique dont les visites sont rares, et Savannah la petite amérindienne qui nous met en lien avec notre âme d’enfant. Chacun amène un enseignement différent et tellement profond. Il y a aussi Youssef qui était scribe et muet, il s’exprime grâce à l’écriture automatique spéculaire, c’est-à-dire qu’en état de transe, les yeux fermés, Youssef, à travers moi, écrit de la main gauche et à l’envers. Ce qu’il écrit ne peut être lu qu’avec l’aide d’un miroir ou à travers la feuille à la lumière.

Dernièrement, un guérisseur s’est manifesté comme étant « Dancing Storm », soit « Orage dansant ». Il appose les mains sur les épaules et transmet une énergie très dense et très forte. Il est toujours accompagné par un guide qui se présente en disant qu’il est « No Name, No Ego », « Pas de nom, Pas d’ego ».

 

Découvrez la suite lundi prochain…

Valérie Motté

"AVEC NOS PENSÉES NOUS CRÉONS LE MONDE" BOUDDHA