Portrait Axel Gouriou                           Couv Chaque épreuve a son sommet

 

Axel Gouriou est un jeune homme passionné et passionnant. Son histoire est une leçon de vie incroyable. Atteint de mucoviscidose depuis sa plus tendre enfance – il s’est également battu contre une leucémie à l’âge de sept ans – il a décidé de raconter son cheminement et sa philosophie de vie dans un livre « Chaque épreuve a son sommet » qui paraitra le 4 septembre aux éditions Pygmalion.

 

https://www.editions-pygmalion.fr/Catalogue/hors-collection/documents-et-temoignages/chaque-epreuve-a-son-sommet

 

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Je l’ai rencontré, il y a déjà quelques années, grâce à son oncle Bernard, réalisateur avec lequel je travaillais sur des programmes de caméras cachées. Axel m’a touchée par sa force de vie, sa maturité et sa gentillesse. Je l’ai accompagné humblement dans l’écriture de son ouvrage, je le remercie chaleureusement de sa confiance, de sa sincérité et de sa sensibilité. Il me semblait évident qu’il soit mon premier invité de la saison des « Rencontres féeriques ».

 

Nous nous sommes retrouvés au bar de l’hôtel Renaissance Paris Arc de Triomphe à Paris. Chaque jour de cette semaine, vous découvrirez une partie de son interview.

 

 

 

Dans ton livre, tu racontes que tu écrivais beaucoup.

Oui.

 

Que représente justement l’écriture pour toi ?

C’est très personnel. Quand j’étais plus jeune, je faisais de l’écriture intuitive. La toute première c’était en cours. Je n’avais aucune prétention sur le sujet. Je ne me disais pas que c’était bien écrit, que ça pouvait intéresser d’autres personnes. Je l’ai vue comme un texte qui était enfoui en moi et qui voulait sortir, mon corps me l’imposait.

 

Et tu te sentais comment après ces passages d’écriture intuitive ?

Je me sentais souvent mal à la lecture.

 

Ça ne te libérait pas ?

Juste avec le temps… Comme au début, je ne le comprenais pas, ça paraissait irréel. Ma famille ne le savait pas. Tout ce que j’écrivais était toujours très personnel. En le lisant, je savais que je l’avais refoulé.

 

Comme quoi par exemple ?

J’écrivais beaucoup sur la maladie, sur mes démons du passé. Tout ce qui ressortait correspondait à des souffrances liées à mes sœurs, à mes parents, à ma famille, à Steven, mon meilleur ami, mon frère d’armes qui était décédé. À la période du lycée, des sentiments enfouis beaucoup plus charnels ressortaient. À chaque fois, je déchirais mes textes. Pour moi c’était un message unique, sur l’instant, il ne fallait pas que je le relise.

 

Jusqu’au jour où tu as ouvert un blog…

J’ai été deux ans sans écrire, période où je vivais avec mon ex. Suite à la séparation, j’ai eu besoin de changer d’air. Je suis parti avec mon sac à dos. Arrivé chez mon oncle et ma marraine, j’ai recommencé à écrire avec l’incapacité de supprimer les textes. À la fin de mon séjour, j’avais plusieurs textes, les relire c’était de plus en plus douloureux. Je me disais qu’il devait y avoir une bonne raison de les conserver car je ne parvenais ni à les déchirer ni à les brûler. J’ai pris la décision d’ouvrir un blog et je me suis dit que j’allais avoir une réponse à tout ça. Et ça a fini par arriver.

 

C’était quoi le résultat ? Ce livre…

J’ai repris contact avec toi, je t’ai envoyé un texte qui pouvait te parler. C’était quelques jours avant que tu retrouves notre éditrice avec laquelle tu as échangé. Ce projet est né.

 

Aujourd’hui ton écriture a évolué ? Tu fais toujours de l’écriture intuitive ?

Beaucoup moins. Dès la signature du contrat, j’ai eu un gros syndrome de la page blanche pendant plusieurs mois, qui m’a beaucoup inquiété. D’ailleurs j’avais échangé avec toi car c’était très perturbant. C’était devenu presque douloureux de se retrouver face à une feuille. Maintenant je suis obligé de me forcer, c’est au bout de quelques lignes que je n’ai pu à réfléchir.

 

Dans ton livre, tu abordes à plusieurs reprises la mort puisque tu l’as frôlée plusieurs fois. Elle représente quoi pour toi ?

Ça dénote un peu de l’idée générale des gens, elle est plus chaleureuse qu’inquiétante à mes yeux. Je ne l’ai jamais vue comme une fatalité ou une finalité. Pour moi, ce n’est pas la fin, c’est l’aboutissement. Et puis si c’en est une, ça veut dire qu’il y a un recommencement.

 

Tu as guéri de ta leucémie mais tu vis avec la mucoviscidose. Tu te rapproches à grands pas de l’âge qu’on t’a annoncé concernant ton pronostic de vie. Tu peux le dépasser bien évidemment – je te le souhaite sincèrement – mais comment vis-tu cela ? Tu n’as pas peur de mourir ?

J’ai eu peur jusqu’à mes 8 ans, là où je l’ai frôlée pour la première fois. On avait entamé quelques procédures et j’avais demandé à mes parents de s’y préparer. Lors de l’une de mes hospitalisations, j’étais dans un sommeil profond, j’ai retrouvé dans cet entre-deux mon grand-père. Je suis certain aujourd’hui que c’est grâce à lui que je suis encore en vie. Il était décédé quelques années plus tôt. À huit ans, tu n’inventes pas une voix aussi distincte dans ta tête. Suite à son appel, je me suis réveillé. Depuis je n’ai pas peur, je personnifie la mort plus qu’autre chose. C’est peut-être l’une des raisons pour laquelle, elle ne m’inquiète pas. Pour moi c’est une femme un peu chaleureuse.

 

Du coup, tu crois à la vie après la vie ?

Je ne crois pas forcément à la vie après la vie. Je crois aux multiples vies mais dans une certaine limite.

 

C’est-à-dire ?

On n’a pas un nombre de vies infinies. On a une vie qui est figée dans un nombre de corps, on est limité à ce nombre-là.

 

Ça veut dire que tu crois au karma et aux vies passées ?

Totalement, je crois vraiment aux vies passées. Je suis certain qu’on puisse rester bloqué entre deux mondes et titiller nos anciens amis qui sont toujours ici.

 

Crois-tu aux signes de la vie, à la synchronicité ?

Oui.

 

As-tu un exemple de signe frappant à nous partager ?

Déjà ce livre. Sans ce blog, le livre n’existerait probablement pas. La raison était là. Le signe le plus marquant c’est le décès de Steven. J’étais persuadé de sa mort avant qu’on me l’annonce.

 

C’est ce que tu expliques dans le livre…

Ça a été le premier fait marquant et c’est ce qui m’a permis de statuer sur le sujet très rapidement et d’évoluer…

 

De ce lien qui peut exister dans l’invisible entre deux êtres.

Oui totalement.

 

Pour toi qui les envoie ces signes ? Est-ce que tu as une idée ? Pour ma part, les défunts nous les adressent mais aussi les fées, les anges et parfois tout simplement la vie.

Je ne crois pas en Dieu. Je ne suis pas contre l’idée qu’il y ait une force supérieure. Il m’arrive d’y croire ou d’y réfléchir mais je ne la personnifie pas comme on peut le faire dans différentes religions. Je crois vraiment qu’il y a un ou des guides. Je pense que ces guides jouent aux échecs et nous en sommes les pions. Ils ont un but précis pour chacun de nous et un projet forcément plus grand que nous. Des fois, leurs projets sont interférés par ces êtres partis un peu trop tôt.

 

Découvrez la suite demain…

 

Retrouvez l’article précédent :

http://valeriemotte.com/axel-gouriou-1-5/

 

 

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Valérie Motté

"AVEC NOS PENSÉES NOUS CRÉONS LE MONDE" BOUDDHA

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