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Marie-Laure Jacquet est sophrologue et dirige l’Institut National d’Enseignement de la Sophrologie (INES) à Paris. Master Spécialiste en Sophrologie Caycédienne, formée directement par le professeur Alfonso Caycédo, fondateur de la Sophrologie, dont elle fut l’une des dernières élèves, elle est également titulaire d’un DEA de droit du travail. Elle intervient comme consultante en entreprise sur les risques psychosociaux et comme sophrologue. Son livre « S’épanouir professionnellement grâce à la sophrologie » est paru aux éditions Josette Lyon.

 

http://www.editions-tredaniel.com/sepanouir-professionnellement-grace-la-sophrologie-p-7894.html

 

Pour découvrir son univers :

http://www.sophrologiepourtous.com/index.html

 

 

Les « Rencontres féeriques » de cette semaine sont consacrées à cette période très particulière que nous traversons. Chaque jour, vous découvrirez une interview d’un spécialiste ou/et auteur que j’avais déjà reçu. Chacun d’eux, à travers sa pratique et philosophie de vie, pourra peut-être humblement éclairer celles et ceux qui vivraient difficilement ce confinement.

 

 

Bonjour Marie-Laure, que représente pour vous le coronavirus ?

Le coronavirus est pour moi le signe qui nous rappelle combien nous sommes petits face à l’Univers ; combien il ne nous est pas possible de tout prévoir et combien nous sommes dépendants des éléments extérieurs. Cela nous ramène vers une plus grande humilité du fait que nous ne pouvons pas tout contrôler et donne toute sa part à l’imprévisible que nous devons intégrer.  Il est aussi l’exemple de la capacité des hommes de réagir, de se dépasser, de se recentrer et de rechercher en chacun de soi ce qu’il y a de meilleur, ce qu’il y a d’essentiel.

 

Comment vivez-vous le confinement ?

Le confinement laisse à chacun la possibilité de se rappeler ses priorités et nous apporte ce dont nous manquons le plus pour les respecter : du temps. Essayons de mettre à profit ce temps pour apporter les modifications dans notre quotidien qui nous rapprocheront le plus du respect de l’équilibre dont nous avons besoin au quotidien pour vivre notre vie sereinement.

Lors de ce confinement nous devons aussi essayer d’équilibrer les moments difficiles que nous traversons en s’accordant de petits plaisirs de la vie, ceux que nous consommions déjà, sans même nous rendre compte du positif qu’ils portaient en eux. Redonnons-leur toute leur valeur et utilisons pour cela tous nos sens en regardant, sentant, écoutant, goûtant et touchant dans le plaisir ce que nos actions quotidiennes nous envoient.

 

Quel exercice à travers la sophrologie, pourriez-vous proposer afin d’aider celles et ceux qui ont peur (de manquer, d’être malade ou/et de mourir) ?

1- Le premier réflexe doit être de revenir vers son corps et de lui redonner notre confiance. La confiance dans sa capacité à nous soutenir, à nous maintenir en vie, à développer l’énergie dont nous avons besoin pour ce dépassement qui nous est demandé. Pour cela nous devons le respecter. Lui apporter le sommeil dont il a besoin. Le nourrir des aliments qui vont l’enrichir, le faire bouger dans la limite du confinement qui nous est imposé. Ce retour au corps doit s’accompagner de moments de pause, que ce soit des moments de silence allongé ou assis confortablement dans un fauteuil, à l’écoute des sensations corporelles qui sont les nôtres dans une lecture bienveillante du corps, que propose la sophrologie dans ses techniques de base.

 

2-Le retour au corps se fait aussi par la prise de conscience du bénéfice qu’il y a à utiliser sa respiration. Une respiration consciente. Pour cela il suffit de respirer tranquillement en nous assurant que lorsque nous inspirons notre ventre se gonfle et qu’il se vide lorsque nous expirons. Et petit à petit nous pourrons rajouter le fait de compter dans notre tête pour nous assurer de la durée de chaque moment de cette respiration et de sa régularité. Recommandation pour les débutants : Inspirez sur 2 temps, soufflez sur 4 temps, puis augmentez la durée en respectant les proportions de chaque temps.

 

3- Enfin il est très important de s’accorder de petits plaisirs. C’est-à-dire de compenser par une action positive et de venir réparer les effets négatifs des informations que nous entendons, des craintes que nous développons des angoisses qui s’immiscent progressivement en nous.

 

Quel message aimeriez-vous faire passer ?

Le message le plus important est de dire à chacun combien il doit se rapprocher de la nature pour se ressourcer, pour développer l’énergie de base qu’il a perdu dans sa vie quotidienne surtout dans sa vie de citadin. Allons chercher dans la nature la force qui nous manque aujourd’hui, la force de nous développer et de faire face à ce virus qui nous attaque. Et ainsi, aidons notre organisme à se renforcer.

 

Découvrez la suite demain…

 

Retrouvez les articles précédents :

http://valeriemotte.com/speciale-coranavirus-1-5/

http://valeriemotte.com/coronavirus-2-5/

 

 

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Valérie Motté

"AVEC NOS PENSÉES NOUS CRÉONS LE MONDE" BOUDDHA

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