Portrait d'Elina Vorger                                     Couv de Et si j'étais plus

 

ELINA VORGER est thérapeute et auteure. Ancienne championne de ski, elle quitte tout pour un voyage initiatique à l’autre bout du monde. À son retour elle change de vie pour accompagner les personnes en quête d’éveil. Son livre Et si j’étais plus vient de paraître aux éditions Jouvence. Ce bel ouvrage vous livre des clés pour mieux vous connaître.

 

https://www.etsijetaisplus.com/

 

Découvrez son univers :

https://www.elinavorger.com

 

Cette semaine, Elina Vorger est mon invitée des « Rencontres féeriques ». Nous avons échangé par téléphone et par mail. Je la remercie de sa confiance et de sa disponibilité. Nous nous sommes probablement déjà rencontrées dans une autre vie tant nos énergies vibrent aux mêmes sonorités. Chaque jour, je partagerai avec vous une partie de son interview.

 

 

Lors de ton voyage à Bali, tu as flirté avec la mort. Que signifie-t-elle pour toi ?

J’ai eu très longtemps une peur panique de la mort. Petite, je faisais déjà des crises d’angoisse, seule, dans mon lit. J’avais peur de perdre mes proches, peur de cet anéantissement de toute chose, peur de n’être rien ou de disparaître pour toujours.

Ce n’est que de longues années plus tard, que, lors d’un voyage à Bali, j’ai pu rencontrer la mort en face et l’exorciser ! Je suis tombée très malade, j’ai attrapé une violente salmonelle et me suis littéralement vidée de toute vie durant toute une nuit.

Amenée aux urgences de la région par une amie, je me suis retrouvée seule avec ce mal en moi, seule face à la mort. Les médecins ne voyaient plus d’issue. Je ne mangeais plus, je ne pouvais plus bouger… J’étais seule face à mon pire cauchemar.

La troisième nuit, un homme en blanc est apparu dans ma chambre. Il m’a pris la main et m’a dit : « Toi sentir amour ? ». Soudain je n’étais plus seule, soudain, mon enfer tout entier s’illuminait !  Cet homme a passé toute la nuit à me recharger de lumière avec cette chaleur qui sortait de ses mains, et à chanter des mantras sacrés.

Puis au bout de la nuit, il a dit dans un anglais haché : « Toi accepter mort, maintenant ». Sur ces paroles précises, j’ai accepté de lâcher. J’ai lâché mes peurs, j’ai lâché mon corps, j’ai lâché ma vie.

Je me souviens juste d’un immense éclair de lumière qui m’a aspirée vers le haut, d’une sensation inexprimable de bien-être, de chaleur et d’Amour Infini puis plus rien.

Le matin, lorsque je me suis réveillée – complètement guérie ! –, j’ai cherché à travers tout l’hôpital l’infirmier à qui je devais la vie. Mais personne n’en avait jamais entendu parler.

 

Crois-tu aux signes ? Ceux envoyés par nos défunts ? Par nos anges et nos guides également ?

Oui je pense même que la vie toute entière n’est que signe ! Etant naturellement un peu médium, je reçois bien sûr des messages des êtres passés de l’autre côté ou des anges qui guident nos pas. Mais pour moi, l’existence toute entière est une quête, une sorte d’immense tour de magie grandeur nature.

Pour qui a su garder son regard d’enfant, chaque détail du quotidien peut revêtir une signification magique, l’exceptionnel est dans ce qu’il y a de plus ordinaire !

Je me laisse souvent inspirer par les messages de la vie, par exemple une phrase entendue « au hasard » qui répond à la question que je me posais, un aigle qui confirme mes inspirations en volant juste au-dessus de moi, ou les rencontres magiques qui me sont offertes sur mon chemin… Comme la tienne !

 

Tu abordes les blessures d’enfance. Comment les repérer et les guérir ?

Les blessures d’enfance sont souvent non comprises, car dissimulées derrière de gros stratagèmes d’autoprotection, des stratégies d’évitement inconscientes. Il est donc possible de comprendre nos blessures en osant justement regarder ce que nous essayons à tout prix de fuir !

Cette thérapie est la plus douloureuse qu’il soit, mais la seule, qui soit vraiment libératrice. Pour guérir une plaie, il faut déjà comprendre qu’elle soit là, puis accepter de la regarder bien en face pour entendre ce qu’elle a à nous dire.  Puis lentement, avec beaucoup d’amour et de compassion, commencer à la guérir…

Pour cela, encore une fois, la méditation profonde est un incontournable : c’est elle qui va nous permettre de plonger dans l’inconscient pour aller justement régler ces plaies profondes. Ainsi ces blessures passées cesseront enfin d’importuner notre vie présente. Nous sommes libres.

 

Par ailleurs, es-tu à l’écoute de ton enfant intérieur ? Si oui, que te dit ta petite Elina ?

Oui, c’est ce que j’ai appris à faire très tôt. Aller chercher cette petite Elina qui se juge, qui se déteste, car elle est tellement différente des autres. Ces autres qui ne semblent pas voir tout ce qu’elle voit elle, ces autres qui deviennent pour elle un danger car ils pourraient détruire son monde de magie et de ressentis.

Cette petite fille, je vais la voir tous les jours. Mes larmes coulent en parlant d’elle, toujours, comme en ce moment. Car je suis tellement désolée de tout ce qu’elle a dû endurer de par son don et sa beauté. Car oui, ce monde-là, est souvent si mal compris, si durement jugé…

Je crois que c’est pour elle que j’écris aujourd’hui et que j’ose sortir des livres dans toutes les librairies. Pour qu’elle ose enfin s’accepter, pour qu’elle ose enfin voir combien elle est merveilleuse et à quel point elle est aimée.

Donc c’est moi qui vais lui passer un message aujourd’hui :

« Ma petite Elina je t’aime, et je suis si fière de toi ! »

 

Découvrez la dernière partie demain… 

 

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Valérie Motté

"AVEC NOS PENSÉES NOUS CRÉONS LE MONDE" BOUDDHA

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