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Florence Lottin est directrice éditoriale des éditions Pygmalion. Elle publie cette semaine le « Grimoire féerique », que j’ai canalisé et rédigé. Les illustrations sont de Cathy Delanssay. En cette période extraordinaire d’un point de vue spirituel mais très éprouvante d’un point de vue égotique, diffuser de la lumière et de la magie me semblait intéressant. Et puis les fées veillent sur chacun d’entre nous et saupoudrent le monde de leur poussière scintillante.

https://www.editions-pygmalion.fr/Catalogue/hors-collection/documents-et-temoignages/grimoire-feerique

 

 

Florence Lottin est mon invitée des « Rencontres féeriques ». Chaque jour de la semaine, vous découvrirez une partie de son interview. Je la remercie de me faire confiance et de m’accompagner avec bienveillance sur mon chemin de vie.

 

 

Tu es directrice éditoriale des éditions Pygmalion, peux-tu nous expliquer en quoi consiste ton travail ?

Une directrice éditoriale élabore la stratégie éditoriale de sa maison d’édition et en supervise la réalisation et le développement. En un mot, je détermine les projets à publier chez Pygmalion, dessinant ainsi son identité. C’est l’essentiel de mon travail qui est bien sûr accompagné de tâches diverses et variées faisant partie de la vie d’une maison d’édition : élaboration de budgets, présentations commerciales, rédaction d’argumentaires et de quatrième de couverture, travail éditorial des textes, coordination des équipes, représentation de la marque, etc.

Je le reconnais volontiers, j’ai une chance incroyable, faire un métier de passion, bien que – et il me semble nécessaire de le préciser – ce que j’ai le moins le temps de faire, c’est lire. Un comble, n’est-ce pas ?

 

Comment choisis-tu de publier un ouvrage ? Quels sont les critères de sélection ? La ligne éditoriale ?

Effectivement, l’une des premières choses qui entre en ligne de compte au moment d’étudier la faisabilité d’un projet, c’est de savoir s’il correspond à notre ligne éditoriale. La ligne éditoriale est la colonne vertébrale d’une maison d’édition. Cela peut sembler obscur de l’extérieur mais, comme je le disais, elle détermine notre identité, ce qui est un élément essentiel car cela sera déterminant dans notre capacité à défendre correctement un ouvrage auprès des libraires et du public. Un éditeur spécialisé en comédie n’aura pas forcément les armes pour faire connaître un document par exemple. Par manque d’outils tout d’abord, mais aussi parce qu’il lui sera plus difficile de rendre identifiable en un seul coup d’œil le projet. La production foisonnante complique l’émergence des ouvrages alors, s’il s’agit d’un éditeur que l’on n’attend pas sur un créneau particulier, cela multiplie la complexité et le livre peut être classé au mauvais endroit.

Ceci étant dit, lorsque nous recevons un projet qui correspond à nos collections, nous l’étudions. Si c’est un roman, nous le lisons et s’il convainc le comité de lecture, nous contactons l’auteur – ou l’agent s’il s’agit d’un texte étranger. Pour les documents, ce peut être sur simple synopsis, avec un plan provisoire, voire quelques chapitres.

Un projet, c’est une association de beaucoup de petits éléments : la bonne thématique avec le bon auteur ; l’originalité de l’histoire portée par une plume particulière…

Il y a bien sûr une part de sensibilité, de subjectivité qui rentre en ligne de compte mais c’est le propre de la littérature, elle implique forcément une part de soi.

Lorsque l’équipe est séduite, nous soumettons le projet à la direction et, s’il est validé, les choses sont lancées.

 

Quel est ton parcours ? Comment es-tu arrivée dans le monde de l’édition ? La lecture, l’écriture, une passion depuis l’enfance ?

Pendant mes études d’histoire à la Sorbonne, j’ai effectué des stages dans l’édition. Ce métier fut une sorte d’illumination, j’ai pris conscience qu’il fallait des gens pour publier des livres et, oui, dévoreuse de livres, je ne pouvais pas trouver mieux. Après plusieurs stages, j’ai eu la chance d’être au bon endroit au bon moment et on m’a proposé d’assurer des remplacements pour certaines collègues qui partaient en congé maternité. Au bout de trois remplacements, il y a eu du mouvement et j’ai été embauchée en tant qu’assistante éditoriale. J’ai ensuite évolué au sein de la même maison, les éditions J’ai lu : éditrice, responsable éditoriale, directrice littéraire puis directrice éditoriale. Une magnifique expérience car les éditions J’ai lu sont vraiment un cocon incroyable, une véritable maison dans laquelle on peut tout aussi bien publier du poche mais aussi des textes inédits français et étrangers. Quoi de mieux pour découvrir toutes les facettes de ce métier ?

En 2015, j’ai eu l’opportunité de prendre la tête des éditions Pygmalion, au sein du même groupe et le challenge du « grand format » m’a séduite. Surtout, grande lectrice de genre, la marque était incroyable.

Je ne peux pas le nier, après vingt ans, je suis toujours reconnaissante de pouvoir faire un métier lié à une passion d’enfance et dont on ne peut se lasser. D’aussi loin que je me souvienne, la lecture a fait partie de mon univers, de la construction de ma personnalité, de ce qui m’a enrichie et fait vibrer. J’ai conscience aujourd’hui que j’ai dû ruiner ma mère mais lorsque je découvrais un auteur ou une saga, il me fallait tous les ouvrages, tous les tomes, et je ne m’arrêtais qu’une fois terminé… pour partir en quête de nouveaux écrivains. Une bonne histoire, de celle qui nous happe totalement, qui nous hante une fois le livre refermé, des personnages qui vivent dans notre tête… Je pense que tous les lecteurs comprendront l’importance que cela peut avoir dans une vie. Et finalement, n’est-ce pas cela, vivre : imaginer, rêver, s’évader ?

 

 

Découvrez la suite demain…

 

 

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Valérie Motté

"AVEC NOS PENSÉES NOUS CRÉONS LE MONDE" BOUDDHA

Copyright : Valérie Motté

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