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Le docteur Laure Martinat est médecin, interne en anesthésie-réanimation, diplômée en naturopathie, aromathérapie et phytothérapie. Elle écrit régulièrement des articles sur le thème de la nutrition et de la phytothérapie et intervient également comme tutrice au Collège des Médecines Douces du Québec.

Sa formation pluridisciplinaire et ses différentes activités lui permettent d’être à l’écoute et d’aider au mieux, avec humilité et respect, ceux qui souffrent et ceux qui souhaitent conserver une bonne santé. Son ouvrage « Les fleurs de Bach » le guide de référence est paru aux éditions Guy Trédaniel.

 

http://www.editions-tredaniel.com/fleurs-de-bach-p-8271.html

 

Pour découvrir son univers :

LinkedIn : Laure Martinat

Instagram : lauremartinat

 

 

Les « Rencontres lumineuses » de mai sont consacrées aux fleurs de Bach. Chaque lundi, Laure Martinat répondra à mes questions. Je la remercie de ce moment de partage floral.

 

 

 

En cette période particulière, la ou lesquelles recommanderiez-vous ?

Il n’y a pas un seul choix prédéfini pour tout le monde car en cette période de crise nous réagissons tous différemment donc le choix des fleurs doit véritablement s’adapter à chacun, à la réaction individuelle de chacun. Certains vont réagir par la peur, d’autres par la colère, la frustration… C’est encore ici le témoin de la nécessité d’un choix individualisé qui se base sur l’unicité de chaque personne. Toutefois, il y a certaines tendances qui se démarquent si je puis le formuler ainsi. 

Par exemple, il est intéressant de noter que du fait de cette épidémie, du confinement, nous vivons tous une période de changement. Ce vécu est encore plus difficile car nous n’avons pas franchi le cap du passage d’une situation à une autre, nous sommes finalement toujours dans une zone un peu floue, de transition qui est marquée par l’incertitude. Ainsi, l’élixir floral de choix est Walnut qui est la fleur de l’adaptation, du changement, des périodes de transition. Elle va nous permettre de mieux vivre cette période en douceur, en acceptant le changement, l’inconnu aussi. 

Si la personne pense souvent au passé, s’y réfugie et à des difficultés à s’ancrer dans le présent voire même à se projeter dans le futur, dans « l’après » : on optera pour l’élixir floral Honeyscuckle.

Si on ressent de la peur, de l’angoisse, on va se tourner vers des fleurs qui ont une action concrète et spécifique sur ce type d’émotions. Si les peurs sont concrètes, définies (par exemple, j’ai peur de tomber malade, j’ai peur de mourir etc.), le choix sera celui de l’élixir floral Mimulus ; en cas de peurs incertaines, non définies clairement qui se manifestent sous forme de craintes, d’angoisses qu’on ne peut pas clairement définir ou identifier, on se tournera vers l’élixir floral Aspen. 

Si les peurs sont dirigées vers les autres c’est-à-dire si on se fait énormément de soucis pour ses proches, sa famille, qu’on s’inquiète en permanence pour eux, on se tournera vers l’élixir floral Red chestnut. 

On comprend ainsi la nécessité de s’adapter à chaque personne car nous réagissons tous différemment, chacun ayant sa propre sensibilité. 

 

Comment les avez-vous découvertes ?
J’ai découvert les fleurs de Bach au cours de ma formation en naturopathie : j’ai d’emblée été interpellée par cette approche que je trouvais très intéressante car elle a la particularité de se centrer sur la sphère psycho-émotionnelle ce qui est finalement peu commun. La naturopathie attache une grande importance à la nécessité de s’inscrire dans une approche globale de l’individu en tenant compte à la fois de la sphère physique mais aussi psychique et j’ai alors pensé qu’il était intéressant d’avoir dans son arsenal de prise en charge une approche comme les fleurs de Bach afin de pouvoir proposer une prise en charge globale à mes patients. 

 

Vous êtes issue d’une famille de médecin, quel est votre parcours ?

Mon grand-père était docteur en médecine et pharmacien. Il s’était également formé à l’homéopathie et la médecine traditionnelle chinoise, un parcours vraiment peu commun surtout pour l’époque ! Mon père a ensuite suivi ses traces puisqu’il est chirurgien orthopédiste. Je pense que c’est en partie cette « hérédité familiale » qui m’a menée sur le chemin que j’ai moi-même emprunté. Je me suis lancée dans des études de médecine que j’ai suivi à la faculté de médecine de Bordeaux et j’ai mené en parallèle des études en naturopathie que j’ai complété par des formations en phytothérapie, en aromathérapie. Je suis diplômée en naturopathie, phytothérapie, aromathérapie tout en étant docteur en médecine et je termine bientôt ma spécialisation en anesthésie-réanimation afin de devenir (aussi !) anesthésiste-réanimateur. 

 

Pourquoi utilisez-vous des médecines complémentaires à l’allopathie en tant que médecin ? C’est étonnant même si je trouve ça génial.

Il est vrai que j’ai un parcours très atypique… qui ne laisse pas indifférent en général, les gens me posent pas mal de questions mais finalement, la diversité c’est, à mon sens, toujours intéressant. J’ai toujours souhaité avoir cette sorte de double casquette si je puis dire : médecine allopathique et médecines complémentaires car à mon sens, ce ne sont pas des approches qui doivent s’opposer mais bien des approches qui doivent travailler de façon conjointe, main dans la main. Le but étant toujours le même : optimiser la prise en charge des personnes, des patients et cela n’est possible qu’à condition de s’inscrire dans une approche globale. Prenons un exemple très fréquent : une personne est suivie par son médecin traitant, son endocrinologue et son cardiologue pour une hypertension artérielle et un diabète. Le médecin généraliste et les médecins spécialistes sont là pour prendre en charge de façon spécifique ces deux pathologies chroniques. Mais pour véritablement optimiser la prise en charge du patient, il va falloir travailler en profondeur et de façon durable sur son hygiène de vie au travers de son alimentation, de son mode de vie, de son environnement de vie car ces deux pathologies amènent nécessairement des modifications dans la vie de la personne. Il ne faut pas oublier non plus le retentissement sur l’équilibre psycho-émotionnel du patient : le retentissement et le nécessaire apprentissage d’une vie avec deux maladies chroniques, les craintes éventuelles que cela comporte etc. Si évidemment le médecin généraliste et les médecins spécialistes peuvent y aider, ils n’ont en général pas le temps d’aborder ces différents points de façon approfondie. C’est alors à mon sens le travail d’un autre praticien comme un naturopathe par exemple qui va venir travailler en complément des médecins afin que la personne soit prise en charge dans son unicité et sa globalité. Le retentissement sur son bien-être, sa santé, l’équilibre de son diabète ou de son hypertension artérielle n’en seront que positivement améliorés. C’est ainsi que je vois les choses, c’est ainsi que je vois ma pratique et c’est pourquoi je me suis formée à ces différentes approches. Chaque approche a sa place et ne remplace pas l’autre. 

 

Pour conclure, si vous aviez une baguette magique, à quoi vous servirait-elle ?

Si j’avais une baguette magique, elle me servirait à faire pousser de façon instantanée des fleurs, des arbres, des plantes sous un beau soleil d’un simple coup de baguette magique car je pense que quels que soient les soucis, les peines, les difficultés, pouvoir se retrouver un moment, par une belle journée ensoleillée entouré de fleurs et d’une nature luxuriante redonne toujours, au moins pour un petit instant, du bonheur, de l’apaisement et de la quiétude. L’anesthésie-réanimation c’est une discipline passionnante, formidable mais difficile, exigeante et parfois dure émotionnellement, on le voit bien en cette période d’épidémie de coronavirus au cours de laquelle les anesthésistes-réanimateurs sont très sollicités. Me retrouver dans mon jardin quelques instants avec ma fille et mon conjoint en rentrant du travail, sous le tilleul ou le marronnier, avec les oiseaux qui chantent, les abeilles qui bourdonnent et les fleurs de mille couleurs qui sont comme des petites pierres précieuses qui luisent dans la lumière me redonnent toujours de l’énergie et de la sérénité, quelle qu’ait été ma journée. 

 

 

Retrouvez les articles précédents :

http://valeriemotte.com/laure-martinat-1-4/

http://valeriemotte.com/laure-martinat-2-4/

http://valeriemotte.com/laure-martinat-3-4/

 

 

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Valérie Motté

"AVEC NOS PENSÉES NOUS CRÉONS LE MONDE" BOUDDHA

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