Lomig Guillo

 

 

Lomig Guillo est rédacteur en chef du magazine Management. Il est également auteur. Son premier livre « Les secrets du Mont-Saint-Michel » paru aux éditions Prisma a obtenu la Mention Spéciale du jury du Prix Du Guesclin.

http://www.editions-prisma.com/catalogue/livre/litterature-generale/essais-et-documents/les-secrets-du-mont-saint-michel

 

La biographie qu’il a écrite sur Pascal Obispo vient de paraître aux éditions Prisma.

http://www.editions-prisma.com/catalogue/livre/litterature-generale/essais-et-documents/pascal-obispo

 

 

Lomig Guillo, que je connais depuis plus de vingt ans et avec lequel j’ai travaillé, est mon invité des « Rencontres féeriques ». Chaque jour de la semaine, découvrez une partie de son entretien. Je le remercie de sa confiance, de sa simplicité et de sa fidélité.

 

 

Pour toi que représente l’écriture ?

Je n’ai pas de prétention de style, j’aime écrire. Pour moi, l’écriture c’est transmettre quelque chose, une information, une histoire, une idée, plus difficilement une impression ou des sentiments. Si on écrit c’est pour être lu. Il y a des gens qui écrivent pour eux et pour garder les choses. Pour moi c’est un média, un mode d’expression. Si on écrit c’est en pensant à la personne ou aux personnes qui vont lire. L’écriture c’est quelque chose d’assez naturelle. Toute proportion gardée et je ne voudrais pas avoir l’air de me comparer, j’ai aussi vu et appris la façon dont Obispo travaille quand il compose. C’est quelqu’un qui produit énormément, qui va s’installer derrière son clavier ou derrière une feuille, qui va écrire non-stop et qui est capable– il l’a fait pour certains albums – de composer un album en un week-end. Et c’est parfait, il n’y a pas besoin de revenir dessus. C’est vrai que pour moi l’écriture c’est la fin d’un processus. Je disais précédemment que j’ai beaucoup emmagasiné et l’écriture est venue à la fin. Je ne vais pas me mettre à écrire si je n’ai pas tout dans la tête. C’est quelque chose qui peut aller très vite et qui n’est pas douloureux. On a parfois l’image de l’écrivain ou de l’auteur torturé qui va se prendre la tête devant sa page blanche. Ça ne m’arrive pas vraiment parce que quand j’arrive devant ma page, je sais déjà ce que je vais écrire. Je peux écrire très vite parce que le travail est fait avant. L’écriture c’est vraiment l’aboutissement et le moment où l’on transmet quelque chose. Le travail de création se fait avant.

 

Et tu écris depuis quel âge ?

Depuis que j’ai appris à écrire. J’écrivais des histoires, des poèmes. J’ai toujours beaucoup écrit. Quand je faisais de la radio, j’avais tendance à écrire aussi ce que j’allais dire parce que je trouve que c’est plus carré, plus propre et plus fluide. Même quand je dois m’exprimer à l’oral, j’ai tendance à beaucoup écrire et à préparer ce que je vais dire. J’aime bien avoir un support écrit. C’est quelque chose d’important l’écrit.

 

Du coup tu ne laisses pas la place à la spontanéité ? Ça te fait peur ?

Non, ça m’arrive aussi. C’est comme dans plein de disciplines, on peut improviser quand le cadre est précis. Si on improvise sur n’importe quoi, ça ne donne rien.

 

Quel est ton parcours ?

J’ai commencé très tôt à écrire et à m’intéresser aux médias et à la radio. J’étais petit au moment de la naissance des radios FM, de la libération des ondes en 1981. Je trouvais ça fascinant. J’écoutais tous les jours la radio même en faisant mes devoirs. J’ai cherché des métiers qui pouvaient mélanger tout ça. Je n’ai pas trouvé. Je m’intéressais beaucoup à la radio mais à l’époque, ce n’était pas un vrai métier. Faire de la radio en 1985, personne ne pensait que c’était un métier et je ne m’imaginais pas faire de la radio présentant le journal sur Europe 1 ou RTL. Ce qui m’intéressait était le côté plus ludique et le divertissement mais je ne voyais pas ça comme un métier. J’ai voulu quand même trouver un moyen de travailler dans la radio, je me suis intéressé au son parce qu’il y avait des diplômes à peu près reconnus pour être notamment ingénieur du son et puis ça rassurait mes parents, qui avaient l’impression que j’allais faire un vrai métier. J’ai fait des études scientifiques alors que je suis plutôt littéraire. J’ai passé des concours pour intégrer des écoles dans ce domaine. Comme j’étais meilleur en lettres, en sciences, je n’ai pas été pris. J’ai failli être pris dans une école de cinéma assez réputée mais j’étais trop jeune, je venais d’avoir mon Bac. J’ai passé tout le concours, je suis arrivé dans les finalistes. Il y avait douze places, on était quinze. L’établissement a conseillé aux plus jeunes d’entre-nous de revenir un ou deux ans après, mais je n’ai jamais retenté parce qu’entre-temps j’ai fait autre chose. Finalement je me suis dit que le son et la science n’étaient pas mon domaine, je me suis réorienté vers les lettres à la Fac. J’ai commencé à travailler en même temps et j’ai eu la chance de trouver un boulot vraiment par hasard dans un petit groupe de presse, qui faisait des journaux gratuits pour étudiants. J’ai découvert la presse comme ça. De fil en aiguille j’ai appris ce qu’était le métier de journaliste en presse écrite et en presse magazine notamment. Je devais avoir dix-huit et demi quand j’ai commencé à écrire dans un magazine et je n’ai jamais arrêté depuis. J’ai rejoint différents groupes, j’ai travaillé pour différents titres. J’ai participé à un concours organisé par le groupe Filipacchi qui est devenu Lagardère depuis pour recruter des jeunes journalistes. J’ai intégré une formation pendant un an chez eux. J’ai travaillé pour OK Podium, Entrevue en passant par TV hebdo et l’écho des savanes dont j’ai été rédacteur en chef adjoint à la fin des années 90.

 

Un parcours bien riche…

J’ai eu la chance d’apprendre mon métier à un moment où on donnait encore leur chance à des autodidactes puisque finalement je n’ai pas de diplôme à part le Bac. Ça reste quand même un métier où l’on peut évoluer sans avoir de diplôme. Aujourd’hui, quand je recrute un journaliste, je ne lui demande pas son diplôme mais je regarde ses idées, ce qu’il sait faire et comment.

 

Découvrez la suite demain…

 

Retrouvez l’article précédent :

http://valeriemotte.com/lomig-guillo-1-5/

 

 

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Valérie Motté

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