Marianne Grasselli Meier est auteure, musicothérapeute, écothérapeute suisse et animatrice de stages pour les femmes. Son livre « Devenir chaman, même pas peur !» va paraître – courant avril – aux éditions Exergue. Ce livre pratique vous propose de nombreux exercices ludiques et vous éclaire sur le chamanisme que tout un chacun peut expérimenter simplement.

http://www.editions-tredaniel.com/devenir-chaman-meme-pas-peur-p-8061.html

 

 

Pour visiter son univers :

https://espritdefemme.ch

 

 

Les « Rencontres lumineuses » d’avril seront consacrées au chamanisme. Chaque lundi, vous découvrirez une partie de l’entretien de Marianne Grasselli Meier. Je la remercie de partager avec nous son amour de la nature et son expérience.

 

 

Les quatre éléments sont essentiels dans la pratique chamanique. Quel est le rôle de chacun ?

Les éléments fondent toute existence. Point de vie sans terre, eau, feu et air. Ce sont de grands transformateurs ; ils recyclent, modifient les textures, transmutent, alchimisent. Ils sont les conducteurs des métamorphoses. Dans les pratiques rituéliques ils apportent leurs forces de destruction, de purification, de semailles, de renouveau. Ils sont aussi la porte de nos expériences sensorielles. Grace à eux nous sentons, touchons, goûtons, respirons.

 

Ne faire qu’un avec la nature est un cheminement, un apprentissage. Le respect est-il l’une des clés pour atteindre cette union ?

Notre lien à la nature n’est plus fusionnelle comme cela a été le cas dans un quotidien rural ou dans des contrées encore liées principalement à l’agriculture, à la cueillette. Ce lien de respect à la nature dont nous dépendons s’est distendu car la révolution industrielle puis la technologie nous détache de ces tâches fondamentales d’aller chercher de quoi nous nourrir, d’être dépendant de la lune, des saisons, de la pluie, du soleil, pour survivre.  Je pense que cette distance a eu tout son sens pour développer d’autres facultés mais l’excès qu’elle a généré, la sauvagerie « froide » que l’homme a développée à son égard, est dévastateur. Il se perd lui-même en perdant ce contact fondamental. Il ne se respecte plus, n’écoute plus ses propres rythmes et il fait de même avec son environnement. Le respect est fondamental, car il nous rend à notre valeur humaine et donc rend la nature précieuse et vivante. Le respect sort la personne de son rôle d’objet pour qu’elle redevienne sujet de sa vie. La nature à l’identique n’est pas un objet qu’on utilise et qu’on jette. Le respect de soi appelle le respect de l’autre et de la nature.

 

Le pardon est un autre ingrédient. Que signifie-t-il pour vous ?

C’est le grand nettoyage du printemps ! Celui qui permet de voir à nouveau la lumière, le paysage du renouveau en passant à travers les filtres du passé. Le pardon n’est jamais une soumission, c’est prendre la responsabilité de son vécu et laisser aux autres la leur. Pardonner pour moi, c’est choisir la vie envers et contre, ou plutôt « pour », tout. Sans le pardon, des scories du passé collent toujours à notre être, empêchant une pleine vitalité, niant notre pouvoir d’avancer, de créer, d’oser. Il existe des pratiques chamaniques spécialement conçues pour se libérer de ces parties du passé qui squattent notre vie.

 

Et la gratitude ?

Notre société est nombriliste et focalisée sur le profit jusqu’au j’en-boutiste. Dans l’éducation tout d’abord puis par les informations que nous recevons par les médias, la publicité, nous sommes éduqués à prendre, à utiliser, à nous servir. Nous nous servons de la nature, nous utilisons les autres et sommes asservis. La fin justifie tous les moyens et celle-ci ne vise que le profit d’une minorité. En ayant rangé dans la sensiblerie, les simples bénédicités du repas – par exemple – nous avons mis de côté ce temps précieux où nous nous rappelons le labeur derrière le don, la provenance des produits que nous consommons. Tout nous arrive hors sol ; hors passé (provenance) hors futur (recyclage), seule la satisfaction présente et immédiate compte. Il devient indispensable de Retrouver des rituels simples de gratitude, dire merci pour le fruit, le pain, dire je t’aime à nos proches ou merci  à un simple étranger qui vous sourit. La gratitude ? l’esssence de notre humanité.

 

Découvrez la dernière partie lundi prochain…

 

Retrouvez les articles précédents :

http://valeriemotte.com/marianne-grasselli-meier-1-4/

http://valeriemotte.com/marianne-grasselli-meier-2-4/

 

 

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Valérie Motté

"AVEC NOS PENSÉES NOUS CRÉONS LE MONDE" BOUDDHA

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