Portrait Nathalie Normand                                   Couv Mon Jardin Feng-Shui et moi

 

Nathalie Normand est expert en Feng-Shui et Géobiologue. Elle est conceptrice de Jardins Feng-Shui, professeur au sein de l’association Les jardiniers de France, membre de la Royal Horticultural Society. Son livre Mon jardin Feng-Shui et moi est paru chez Guy Trédaniel éditeur.

http://www.editions-tredaniel.com/nathalie-normand-auteur-1690.html

 

 

Vous pouvez découvrir son univers :

www.lejardin-fengshui.com

 

 

En octobre, les « Rencontres lumineuses » sont consacrées au Feng-Shui. Nathalie Normand a répondu à mes questions par téléphone. Chaque lundi, je vous partagerai une partie de son entretien. Je la remercie de sa confiance et de ses conseils pour avoir un habitat et un jardin harmonieux.

 

 

Pouvez-vous nous présenter cet art ancestral chinois ? Dans votre livre, vous évoquez le Tibet et l’Inde.

Le Feng-Shui est un art très ancien. On ne sait pas à quelle date a commencé cette observation du paysage et cette application du lien entre l’homme et la nature, de façon à vivre en harmonie avec tous ces éléments. C’est ce qui a créé le Feng-Shui. Ça remonte à la nuit des temps. Ça a commencé au Tibet – je m’en suis rendu compte quand je suis allée voir le Dalaï Lama à différentes reprises que tout était installé de façon Feng-Shui – mais c’était du Feng-Shui sacré. Le Tibet et la Chine ont toujours été très en relation. Pourquoi ? Avant la Chine était bouddhiste, tous ces enseignements-là ont été d’une contrée à une autre. Une des parties du jardin Feng-Shui est le jardin Zen, qui est arrivé jusqu’au Japon. On le créait dans les monastères car c’était un jardin méditatif. En Inde, on a un autre type de Feng-Shui avec une grille un peu différente qui s’appelle le Vastu Shastra, qui est le Feng-Shui sacré de l’Inde.

Le Feng-Shui c’est l’art d’harmoniser son lieu de vie, son lieu de travail et son lieu de repos selon des principes qui se sont calés sur l’observation du paysage.

L’observation du paysage est composée de plusieurs positions. La première est celle du fauteuil. Avoir derrière soi quelque chose de solide, ça correspond au passé, quelque chose sur lequel on s’appuie. Avoir en face de soi une ouverture, ça correspond à l’avenir et au futur, au dégagement. Avoir quelque chose sur sa gauche de plus fort, ça correspond aux énergies de santé et sur sa droite quelque chose d’un peu moins fort que sur la gauche, ça correspond à la créativité. La position du fauteuil a été représentée par cinq animaux symboliques, qui représentent ensuite des éléments qui donnent les couleurs, les formes et les matériaux.

 

Comment s’organise une consultation de Feng-Shui ?

On visite la maison, on regarde comment circule l’énergie, si l’entrée est dégagée. C’est déjà très important de vérifier comment on va circuler d’une pièce à une autre. Ensuite on va regarder les affectations des pièces en fonction des habitants. Il y aura des endroits plus favorables pour l’homme, d’autres pour la femme, d’autres pour les enfants. On va voir comment tout est réparti. Et puis s’il y a une petite problématique qui existe, on va en discuter avec les personnes qui consultent et à ce moment-là, on va essayer de trouver une solution qui colle bien au Feng-Shui mais qui colle bien aussi aux personnes. Il ne s’agit pas de brusquer les gens et de complètement changer leur lieu de vie. Les meilleurs experts feront faire un, deux voire trois changements mais un expert qui vous fait tout changer, ce n’est pas quelqu’un de bien.

 

C’est une manière de changer progressivement ?

Imaginez que je visite une maison qui est très encombrée. La première chose que je vais faire avant de bouger quoi que ce soit, est de demander à la personne de ranger au fur et à mesure du temps et je vais lui donner à lire le livre de Karen Kingston la clarification. La personne va comprendre pourquoi elle garde des objets inutiles, qu’est-ce qu’il y a derrière et si elle a des peurs elle va travailler dessus. Une fois qu’elle se sera débarrassée de ça, elle pourra commencer à alléger son intérieur et ne garder que ce dont elle a besoin ou que ce qui lui fait plaisir. Si on ouvre nos armoires et nos tiroirs, on a des choses qu’on garde depuis dix ans et on ne s’en sert jamais. Ce sont des choses qui bloquent l’énergie, qui ne lui permettent pas de circuler et qui ne permettent pas l’arrivée de nouvelles choses.

 

On peut donc guérir avec le Feng-Shui ?

Guérir psychologiquement, je dirais que ça peut se faire.

 

Vous parlez d’encombrement, certaines personnes qui ont un habitat encombré sont parfois encombrées dans leur tête…

Il y a des gens qui ont peur de perdre et qui vont accumuler. On va discuter avec eux et voir ce qui est essentiel pour eux. Je connais des personnes qui ont une entrée très encombrée. S’il y a trop de bazar, ça va avoir une incidence sur la santé physique, émotionnelle, sur tous les aspects que peut comporter la santé. Après il y a effectivement le Feng-Shui de la santé mais – attention à cette terminologie – ça ne remplace pas une consultation médicale. Cependant on va vérifier différents points dans la maison qui correspondent aux organes, on va vérifier également la géobiologie. On va proposer un mieux-être du lieu de vie où l’on est. Mais le médecin va régler des choses que je ne peux pas régler. Si c’est un problème de stress, d’insomnie, le Feng-Shui peut apporter une amélioration voire une totale résolution.

 

Faut-il être géobiologue pour faire des consultations de Feng-Shui ? Ou c’est un plus ? Vous pouvez cerner tous les problèmes telluriques et ainsi déplacer quelques meubles pour un réalignement ?

Quand on déplace un meuble comme un lit, c’est très important pour la santé et pour différentes choses.

Je vais vous expliquer comment ça s’est passé quand j’ai commencé, il y a un certain nombre d’années.  Les gens qui faisaient du Feng-Shui étaient d’un côté, et les gens qui faisaient de la géobiologie étaient de l’autre côté. Quand j’ai fait ma formation de Feng-Shui, je trouvais qu’il me manquait quelque chose mais je n’arrivais pas à savoir quoi. J’ai eu la chance de rencontrer Georges Prat, qui a écrit neuf ouvrages sur l’architecture invisible celle qu’on ne voit pas, qui est sous nos pieds. Avec ce monsieur j’ai appris la géobiologie. Je me suis rendu compte que ça ne pouvait pas aller l’un sans l’autre. Maintenant je vais assez loin en disant que faire du Feng-Shui c’est la cerise sur le gâteau. Si on ne fait pas la géobiologie avant, ça ne va pas énormément bouger.

 

Ce que vous dites, c’est que vous faites un travail en profondeur ?

Je suis allée me former avec Alexandre Rusanov à l’Université de Moscou sur la pollution électromagnétique. Dans notre maison, partout il y a de l’électricité qui est crachée par les prises électriques, par les murs, par les matériaux. Les ondes arrivent de partout. Comment fait-on avec ça maintenant ? Il y a des gens qui sont électrosensibles ce que je ne suis pas. Alexandre Rusanov est à la limite mais il porte des dispositifs sur lui. On n’est pas égal face à ces types d’ondes. Quand je vais faire un audit quelque part, je vais auditer la géobiologie, la pollution électromagnétique et le Feng-Shui. Je fais une triple consultation.

 

 

Découvrez la suite lundi prochain…

 

 

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Valérie Motté

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