PHOTO CORALIE CARDON

 

Richard Ely est un poète belge, ethnobotaniste, amoureux de la nature et du peuple qui la compose. Son dernier ouvrage « Le grand livre des Esprits de Noël » illustré par Frédérique Devos vient de paraître aux éditions Vega. Un cadeau à s’offrir ou à offrir !

http://www.editions-tredaniel.com/le-grand-livre-des-esprits-de-noel-p-7846.html

 

Pour découvrir l’univers de Richard Ely :

https://peuple-feerique.com

https://www.facebook.com/RichardEly.livres

 

Les « Rencontres lumineuses » de décembre sont consacrées à la féerie et aux esprits de Noël. Chaque lundi, vous découvrirez une partie de l’entretien de Richard Ely, que j’ai interviewé par téléphone. C’était très agréable de parler la même langue et mes amies les jolies fées toujours présentes et bienveillantes m’ont soufflé des informations sur les projets de Richard. Je lui en ai parlé comme si c’était déjà d’actualité. Une fois de plus, j’ai été surprise et émerveillée de cette connexion céleste.

 

 

 

À travers votre activité d’ethnobotaniste, vous proposez des visites guidées dans les forêts, vous accompagnez des groupes ? Comment ça se passe ?

À partir de l’année prochaine, je vais proposer des balades et des ateliers, je ne serai pas seul parce qu’il y a une grande demande. Nous serons plusieurs à proposer des sorties, régulièrement pendant l’année, à la rencontre de toute cette magie naturelle. Je souhaite réapprendre aux gens à rentrer dans cette nature, à communiquer avec elle et à y trouver un bien-être. Personnellement, ça m’a beaucoup aidé tout au long de ma vie. Chaque fois que je ressentais trop de stress, je repartais dans la nature et ça m’apportait un réconfort total. J’ai envie de transmettre ce côté-là à travers l’émerveillement. La notion clé c’est l’émerveillement. Je veux qu’il y ait des étincelles dans les yeux des gens en découvrant un arbre, une plante… J’ai envie que ces personnes soient capables ensuite de se balader seuls dans la nature et qu’ils puissent reconnaître des plantes, des arbres.

 

Quand vous parlez d’émerveillement, c’est aussi un moyen de garder son âme d’enfant finalement ?

Je crois que l’enfant a cette faculté que notre société nous apprend à canaliser voire à complètement faire disparaître. Certains adultes brident leurs capacités à s’émerveiller, ils n’osent plus et c’est ce qui crée un mal être surtout dans nos cultures cartésiennes.

 

En Belgique comme en Suisse, vous êtes beaucoup plus ouvert que chez nous.

La France de tous les pays que j’ai pu visiter, c’est certainement le plus étrange. Quand on dit « je crois aux fées » on reçoit des moqueries ou l’autre ressent de la peur. On peut vite être considéré comme fou. La Belgique c’est encore différent. On a eu la chance d’avoir tous ces artistes qui ont démonté tout ce qui était correct, tout ce qui était bien pensant et on a été nourri à ça dans nos parcours scolaires. C’est génial ! Il y a eu un vrai courant fantastique en Belgique. Il y a deux grandes cultures qui se rencontrent, les flamands d’origine germanique et les francophones. On est baigné depuis tout petit dans ces échanges, ces croyances différentes. On est plus ouvert mais ça commence à disparaître aujourd’hui. La Suisse a gardé ce lien profond avec la nature.

 

Pour revenir à votre ouvrage, pouvez-vous nous présenter quelques esprits de Noël, quels sont vos préférés et pourquoi ?

C’est une question qui arrive souvent, je n’aime pas trop y répondre parce qu’énoncer des préférences, c’est en fâcher d’autres. Je ne tiens pas à me disputer.

 

Alors on va dire ceux qui sont plus présent au près de vous…

Je parle de beaucoup d’esprits dans le livre mais ceux qui me touchent particulièrement sont les tomtes, ce sont des lutins, des gnomes. Au moment de Noël, je trouve ça extraordinaire à voir ces petits personnages qui s’activent et mettent un peu le bazar. On retrouve souvent un pot de chocolat ou de café tombé dans la cuisine. Ils adorent mélanger et jouer avec la vaisselle. C’est un problème aussi parce qu’on ne sait jamais ce qui a été vraiment nettoyé ou pas. J’aime aussi cette idée des fées visiteuses. Ces traditions disent qu’il ne faut pas débarrasser sa table de Noël et laisser les restes pour les esprits. On peut également dresser une table pour les fées avec du matériel plutôt blanc, de la mie de pain, du lait… Le blanc est évidemment la pureté. On raconte en Angleterre que les elfes viennent visiter les maisons cette nuit-là, se nourrissent véritablement de ces mets pas sous forme corporelle mais ils hument l’odeur des parfums qu’on leur a laissée à leur attention. On peut dire, encore une fois, qu’ils se nourrissent de l’amour. Le monde des fées est très large, il y a une notion d’ancien donc d’ancêtres, d’esprits gardiens qui ont permis à nos ancêtres de s’établir là où nous sommes. Il y a des créatures qui sont attachées à des familles.

On dit à Noël qu’il faut laisser une fenêtre entrouverte pour que les esprits puissent voyager.

 

Pour vous que représente Noël ?

Mon ressenti concernant Noël est très bizarre car à la fois, il y a une joie très présente et une tristesse vraiment très profonde.

 

Pourquoi ?
Je ne sais pas. J’ouvre peut-être un peu trop les vannes au monde et comme il a beaucoup de souffrances, je les ressens. C’est un passage, un basculement. C’est un grand moment de réflexion, de doutes mais c’est très personnel.

 

 

Découvrez la dernière partie lundi prochain…

 

Retrouvez les articles précédents :

http://valeriemotte.com/richard-ely-1-4/

http://valeriemotte.com/richard-ely-2-4/

 

 

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Valérie Motté

"AVEC NOS PENSÉES NOUS CRÉONS LE MONDE" BOUDDHA

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