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Flavia Mazelin Salvi est journaliste spécialisée en psychologie et conseillère éditoriale (Psychologies magazine). Elle est également l’auteure de plusieurs ouvrages sur le zen. Dans Ma vie en mots, paru aux éditions Le Courrier du livre, elle réunit deux de ses passions : l’écriture et la poésie.

https://www.editions-tredaniel.com/ma-vie-en-mots-p-9756.html

 

 

Flavia Mazelin Salvi est mon invitée des « Rencontres féeriques » de cette semaine. Chaque jour, découvrez une partie de son interview. Je la remercie de cet échange et de ce partage.

 

 

Bonjour Flavia pouvez-vous nous présenter votre nouvel ouvrage ? 

Bonjour Valérie, merci infiniment de me recevoir. Alors, je dirais que ce livre est une invitation poétique à partir à la rencontre de soi, de son intériorité. C’est un carnet compagnon à remplir au fil  des jours avec nos réflexions, nos émotions, nos plaisirs et nos déplaisirs. Toutes ces couleurs qui font de nous un être unique.   

 

Comment est-il né ?

Il y a quelques années, j’ai découvert un été, un livre merveilleux : Notes de chevet, de la dame de cour japonaise du 11ème siècle. Dans ce livre, l’autrice, Sei Shônagon, répond à une centaine de propositions commençant par « choses qui… » ou « gens qui … ». Par exemple, à Choses qui font battre le coeur, elle écrit : « Des moineaux qui nourrissent leurs petits, passer devant un endroit où l’on fait jouer de petits enfants. » À mon tour, j’ai répondu à ses invitations et à la fin de la rédaction, je me suis rendu compte que l’ensemble de mes réponses constituait un autoportrait inattendu, une autobiographie poétique, qui permettait de se voir sous plusieurs aspects, dans plusieurs dimensions.

 

À qui s’adresse-t-il ?

À celles et ceux qui désirent mieux se comprendre mais pas seulement,  il peut répondre à plusieurs types d’intérêts et de besoins : mieux se connaître, s’affirmer dans sa singularité au lieu de se conformer à ce que les autres attendent de nous, prendre conscience de ce que l’on aime vraiment, de ce qui nous fait du bien, et le contraire bien sûr,  faire le point sur ses choix de vie, mettre à plat ses désirs, ses besoins et ses rêves.

Ce livre est à la fois un espace d’intériorité, pour se poser, prendre le temps de faire un inventaire personnel, et aussi un tremplin pour oser faire des changements dans son existence. 

 

Comment bien l’utiliser ? 

Le mot-clé c’est sincérité.  Il s’agit de se révéler dans sa vérité, dans sa singularité, en comprenant mieux son fonctionnement personnel, en identifiant avec plus de clarté ses ressources, ses envies, et de manière générale, tout ce qui nous donne des ailes, ou au contraire, nous les coupe.

 

Quel est votre parcours ?

J’ai fait des études de droit, puis j’ai commencé à travailler comme journaliste dans le domaine politique et société, puis pour la presse féminine, car c’était le seul espace qui abordait l’humain dans sa dimension personnelle et intime. 

 

À quel moment vous êtes-vous intéressée à la psychologie ? Au Zen ?

J’ai toujours été passionnée par le psychisme humain. Pourquoi est-on comme ceci ? Pourquoi fait-on cela ? J’ai failli faire des études de psychologie, mais je ne voulais pas devenir psychologue, je me suis donc formée ensuite en psychanalyse et en psycho-énergétique, pour travailler en profondeur les questions qui me passionnaient et me spécialiser dans la « psy » au sens large. Le zen, c’est une rencontre coup de foudre quand j’étais étudiante, un coup de cœur pour un livre de Taisen Deshimaru, l’un des importateurs du zen en France. J’ai commencé à méditer en autodidacte, puis en dojo, puis en formant un groupe avec des amis. Le zen est à la fois une pratique de méditation, une philosophie de vie, une esthétique, c’est un repère central dans ma vie.  

 

Quels sont vos outils de prédilection pour vous ancrer, vous harmoniser ? 

Zazen, la méditation zen, qui est une assise silencieuse, mais aussi, indispensable, la connexion à la nature, la connexion à l’Univers, qu’on l’appelle Dieu, le Grand Tout ou le Ciel, peu importe le nom qu’on donne à cette dimension, l’important pour moi est de  me relier à elle. Quand la connexion est établie, alors tout se remet en ordre, en place, en harmonie.

 

Quand et comment les avez-vous découverts ?

La communication profonde avec la nature, la dimension spirituelle de l’existence ont toujours été présentes dans ma vie, y compris quand j’étais enfant. J’ai toujours senti, perçu, que tout était relié, que rien n’est séparé. La méditation, la prière, sont pour moi des moyens de rendre, d’agrandir toujours plus cette conscience. 

 

Qu’est-ce que ça a changé dans votre vie ?

Je ne peux pas parler de changement  puisque la spiritualité a toujours fait partie de ma vie, mais je dirais que le temps et les épreuves de la vie, m’ont confirmé que les « outils » que j’utilisais pour les traverser étaient les bons car ils m’ont permis de gagner, au fil du temps, en sérénité, en confiance et en sécurité intérieure. 

 

Si vous deviez choisir une chanson qui exprime la sérénité… Pourquoi ?

Pour moi la sérénité est indissociable de la joie de vivre, et s’il y a une une chanson qui me met instantanément de la lumière dans la tête et dans le cœur, c’est Get Lucky de Daft Punk. Je la trouve très spirituelle dans ses paroles : We’ve come too far to give up who we are.  « Nous venons de trop loin pour abandonner qui nous sommes », c’est magnifique, non ?

 

                                            

 

Découvrez la suite demain…

 

 

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Valérie Motté

"AVEC NOS PENSÉES NOUS CRÉONS LE MONDE" BOUDDHA

Copyright : Valérie Motté

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