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Sophie Tapie est une artiste aux multiples talents, solaire et pétillante. Son album « 1988 » à la sonorité pop des années 80 vient de sortir. Son titre « Pas vu pas pris » nous invite à danser…

 

Pour écouter et commander son album :

https://sophietapie.lnk.to/1988reedition/

 

Pour suivre son activité :

https://www.instagram.com/sophietapie/

 

 

Sophie Tapie est mon invitée des « Rencontres féeriques ». Chaque jour de cette semaine, vous découvrirez un extrait de son entretien. Je la remercie de sa disponibilité et de ce moment de partage. 

 

 

Bonjour Sophie, merci d’avoir accepté mon invitation féerique. Peux-tu nous présenter ton bébé, ton album ?

Bonjour Valérie, c’est un album qui a été écrit en deux parties, une première avant le décès de mon père et la deuxième qui a été faite comme une thérapie. Je m’exprime très peu quand ça ne va pas bien mais je suis quelqu’un de très expansif quand ça va bien. Ma manière de me soigner c’est d’écrire. J’ai l’impression que j’écris mes maux. Il y a 15 titres. Chacun a un sujet bien spécifique, des chansons qui sont arrivées un peu là par hasard. J’écris mes chansons comme j’écris un stand-up, avec ce que je vois, ce qui m’entoure, mes proches, pas forcément avec des choses qui m’arrivent à moi personnellement. Je m’inspire des gens. Chaque chanson a une histoire bien à elle.

 

Il y a un fil rouge ?

C’est l’arrangement, tout le côté années 80, les synthés. Un saut dans les années 80.

 

Et pourquoi ce saut dans les années 80 ?

Parce qu’ils avaient cette capacité incroyable de nous faire danser sur des thèmes terribles. Et sachant que je ne suis pas la fille qui écrit les chansons les plus joyeuses et que je n’avais pas envie de fournir un lexomil avec mon album, j’ai trouvé intéressant de faire comme eux, d’écrire des mots assez forts mais d’avoir des arrangements plutôt festifs, joyeux où tout le monde danse.

 

Apparemment tu as enregistré l’album dans un studio qui utilise du matériel de l’époque, c’est ça ? 

Oui, c’est le studio CBE qui est rue Championnet. C’est la caverne d’Ali Baba. Le piano est là depuis toujours, le lambris n’a pas changé. Il y a une photo de Claude François qui est adossé contre ce lambris et une photo de lui sur le lambris. C’est une espèce de superposition d’époques mais rien n’a changé. J’aime bien les lieux chargés d’histoire – je n’y dormirais pas la nuit – mais la première fois que j’y suis allée, j’ai eu la sensation de connaître déjà ce lieu, je ne sais pas pourquoi. J’ai appelé ma maison de disques pour leur demander si j’y étais déjà venue car l’endroit m’était tellement familier et on m’a répondu non en me disant que c’était cool si je m’y sentais bien. Quand je me suis mise au piano, j’ai vu qu’il y avait une photo de mon père. En fait, il a enregistré tous ses albums là-bas. J’avais déjà l’impression d’être venue.

 

Quel joli clin d’œil ! Et quelles sensations as-tu ressenties ?

J’étais morte de rire. C’est trop, il est partout. Laisse-moi travailler… (rires)

 

À travers cet album, il y a un message que tu aimerais faire passer ?

Je crois que chaque chanson a quelque chose à raconter. Ça parle du cancer, de la précarité des vieux qui sont laissés de côté, de la misère sociale, de l’alcoolisme…

 

Tu collabores avec des artistes d’univers différents. Pourquoi ? C’est la richesse de la mixité ?

Ce que je trouve génial avec la musique, c’est qu’on peut être quelqu’un un jour et une autre personne à un autre moment, exactement comme dans le cinéma ou le théâtre. On a la chance de faire un métier qui nous permet de changer de peau, de changer de corps. C’est cool car on laisse pendant un temps les problèmes dans l’autre personnage et ces problèmes-là inspirent le personnage qu’on joue. Nos vrais soucis, on peut les laisser, il y a comme une seconde enveloppe. Mon premier album c’était de la country, le second c’était pop et peut-être que sur le troisième ce sera de la salsa. Il y a tellement peu de métiers où l’on peut se diversifier comme ça. J’aime bien les duos et les rendez-vous inattendus.

 

C’est aussi une façon de partager des instants de vie ?

J’aime les rencontres, j’aime vraiment les gens. Pendant les longs trajets, je vais parler pendant tout le vol par exemple. Je suis la nana qui veut savoir pourquoi vous voyagez, où vous allez, je suis capable de conseiller un autre film que celui choisi par la personne assise à côté de moi. La chieuse. Les gens m’enthousiasment énormément.

 

Du coup ça nourrit ta créativité. Tu as écrit tous les titres de cet album « 1988 », comment se passe l’élaboration, tu as un rituel ? Tu envoies tes textes au compositeur ou c’est lui qui t’envoie d’abord la musique ?

Il n’y a pas de règles. Il y a beaucoup de textes que j’ai écrits puis que j’ai envoyés en lui disant : « Que penses-tu de ça ? Est-ce que tu ferais comme si ?… » Mais il y en a certains dont j’ai reçu la musique et que j’ai adorés. J’ai également composé la musique de certaines chansons car le texte ne me suffisait pas, j’avais une idée très précise de ce que je voulais que ça donne musicalement.

 

Si tu devais choisis un titre qui symbolise la vie…

Stevie Wonder. Free.

 

Pourquoi ?

Elle est deux choses cette chanson. Dans le texte, elle parle de liberté. Je la trouve extrêmement joyeuse et triste à la fois. Il y a quelque chose de nostalgique dedans. Elle fait du bien, elle appuie là où ça fait mal à la fois. Je trouve qu’elle représente bien la difficulté de la vie, des hauts, des bas, des peines de cœur, des grandes réussites, des grands échecs. Je trouve qu’elle a une double personnalité.

 

 

 

 

Découvrez la suite demain…

 

 

 

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Valérie Motté

"AVEC NOS PENSÉES NOUS CRÉONS LE MONDE" BOUDDHA

Copyright : Valérie Motté

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