Portrait Alexandra Roost

 

Alexandra Roost est journaliste. Depuis quatre ans, elle anime « Le grand show », une émission quotidienne sur Non Stop People. Je l’ai rencontrée via un ami commun lors d’un dîner et notre échange sur la vie après la vie fut très intéressant.

 

Elle est mon invitée des « Rencontres féeriques ». Chaque jour de la semaine, vous découvrirez une partie de son entretien. Je la remercie d’avoir accepté mon invitation et du temps que nous avons passé à l’hôtel Renaissance Paris Arc de Triomphe à discuter de la magie de la vie, du deuil et de la manière de le vivre ainsi que de sa passion pour le sport. Cette jeune femme m’a touchée par sa sincérité, sa douceur et son amour des autres.

 Découvrez sa page Facebook : https://www.facebook.com/alexandra.roost.3

 
 
Quel est ton parcours ?

J’ai fait une école de journalisme. À la sortie de l’école, je suis allée travailler sur Infos Sport + pendant un an et demi. Au départ, je présentais la matinale, lancement brut, actualités sportives face caméra. Ensuite je suis passée en direct sur les décodeurs, il commençait à y avoir du monde en plateau. On débriefait la journée Sports. On revenait sur les principaux résultats mais il y avait du débat. Après on m’a proposé cette émission sur Non Stop people. Je me suis dit que ça me tentait car même si ce n’était que 5 minutes avec quelqu’un au départ, j’avais envie d’aller vers ce contact-là. Je sentais que ça comblerait quelque chose chez moi dont j’avais besoin, m’intéresser à quelqu’un et échanger avec cette personne dans la journée. J’ai fait ce choix de quitter Infos Sports pour rejoindre l’équipe de Non Stop. Je m’y suis bien plu, j’y suis restée, l’émission s’est développée et j’ai trouvé un sens à mon métier. Si l’émission s’arrêtait dans quelques temps, je me poserais la question de savoir ce que je souhaite faire mais une chose est sûre, je voudrais rester en lien avec quelqu’un, travailler sur une émission où il y a cet échange, ce partage. J’aurais du mal à me revoir aujourd’hui sur de l’info brute sans échange et sans partage.

 

Et pourquoi le sport ? Tu es passionnée ?

Oui, petite, mon père m’emmenait sur des événements sportifs. Il travaillait avec des sponsors. J’ai suivi le vélo, la formule 1, le tennis, le foot. Il m’emmenait tous les week-ends. C’est vraiment une culture, j’adorais passer ces moments avec mon père. C’était un rendez-vous père fille. Du coup, c’était hyper naturel quand j’étais à l’école de journalisme de me diriger vraiment vers le sport. En plus je suis une fille, et dans le sport il y a moins de femmes, il y a quelque chose à faire aussi. C’est pour ça que j’ai commencé à travailler très vite, parce que des femmes dans le sport on en recherche, c’était parfait pour moi. Peut-être qu’un jour j’arriverais à rallier cette passion du sport avec de l’interview. Je pourrais peut-être faire des portraits de sportifs. J’aime beaucoup les documentaires sportifs. On suit l’intimité d’un sportif, on s’intéresse à sa vie, à sa préparation. Un sportif c’est comme un artiste. Un artiste répète, un sportif s’entraîne. Les émotions sont là dans les deux cas aussi. Il y a la rencontre avec le public. Il y a peut-être quelque chose à faire en lien, je ne sais pas encore.

 

Tu pratiques un sport ?

J’ai fait du tennis pendant 3 ans mais paradoxalement j’ai toujours pris plus de plaisir à regarder le sport qu’à en faire. Tout le monde se moque de moi (sourires). C’est très particulier comme raisonnement. Autant j’ai pu traîner sur tous les terrains de tennis possibles pendant des années aux quatre coins du monde, autant pour prendre ma raquette, je ne suis pas la plus sportive de la Terre. J’en faisais avec mon père qui m’entraînait les week-ends, à côté de la maison mais je préfère regarder les matchs à la télé que de pratiquer. J’essaie en 2018 de prendre de bonnes résolutions et de m’y remettre mais ce n’est pas si simple.

 

Quelle est ton hygiène de vie ? Tu fais attention à ton alimentation ? Tu médites, tu fais du yoga ?

J’ai perdu mon père il y a quatre mois, du coup ça m’a fait pas mal réfléchir sur le sens de la vie et sur ce que l’on a à faire sur cette Terre. Mon père avait une bonne hygiène de vie mais il est parti de maladie. Je me suis dit qu’il était temps que je me prenne en mains parce que je n’ai jamais fait vraiment attention à ce que je mangeais, je n’ai jamais fait attention à l’importance du sport ou de la méditation. Depuis, j’ai fait des belles rencontres, tu en fais partie aussi, on réfléchit au sens des gens qu’on croise, qu’on rencontre. Je suis suivie par un naturopathe Franck, qui m’a établi un programme. J’ai pris conscience de l’importance d’un petit déjeuner, de bien savoir équilibrer les repas. C’est encore tout récent pour moi mais j’essaie d’inscrire ça dans ma vie. Ce n’est pas simple, comme tu le sais, quand on est pris dans des rythmes importants, on a tendance à prendre un sandwich le midi rapidement entre deux rendez-vous. J’y mets une vraie volonté et je prends conscience que mon corps est un véhicule, je l’ai incarné à la naissance et j’ai envie d’en prendre soin. Peut-être parce que j’ai eu un papa passer par toutes ces phases de traitements, d’hospitalisations et j’espère que je vais m’en éloigner le plus possible en choisissant un vrai mode de vie sain. J’espère que je vais y arriver. Si c’était si simple tout le monde l’adopterait et on n’aurait pas tous les problèmes de santé que l’on connaît.

 

Et la méditation ?

J’ai du mal avec ça. J’ai téléchargé une application de respiration sur mon téléphone, j’essaie de suivre la bille pour déjà bien respirer parce que je crois que c’est la base. Le BA BA c’est la respiration. Je n’ai jamais appris à respirer et je crois que je respire à l’inverse. Franck m’a également appris comment bien respirer.
J’ai beaucoup de difficultés à rester inactive, devoir débrancher son cerveau et de rester pour moi allongée sans bouger par exemple vingt minutes, c’est une chose que j’ai beaucoup de mal à faire.

 

Tu es trop dans le contrôle ?

Très certainement. J’ai beaucoup de mal à lâcher prise.

 

Ca évoque quoi pour toi justement le lâcher-prise ?

Je ne sais pas, ce n’est pas une question de confiance parce que la personne avec qui je l’ai essayé, j’ai totale confiance en elle mais c’est l’idée de me dire « est-ce que je vais y arriver ? ». Ça travaille, ça travaille. Je suis beaucoup dans le mental, j’essaie de travailler le ressenti. J’essaie de me dire que ça ne doit pas passer par là-haut mais qu’effectivement il y a quelque chose dans le ventre et qu’on doit ressentir les choses. Mais pour moi ce sont des notions tellement nouvelles que je tends à aller vers ça.

 

Découvrez la suite demain…

 

 

Valérie Motté

"AVEC NOS PENSÉES NOUS CRÉONS LE MONDE" BOUDDHA