Jade Devaux est médium et exerce un peu partout à travers le monde depuis une trentaine d’années. Conférencière et enseignante en science ésotérique depuis plus de quinze ans, elle a créé le centre de formation et pôle thérapeutique « l’oeil de jade ». Son livre « Entre deux mondes » est paru aux éditions Exergue.

http://www.editions-tredaniel.com/entre-deux-mondes-p-8337.html

 

Pour découvrir son univers :

http://www.jadendmedium.fr

 

 

Jade Devaux est mon invitée des « Rencontres féeriques ». Chaque jour de la semaine, vous découvrirez une partie de son interview. Nous avons échangé par mail et je la remercie de ses réponses sincères et de sa sensibilité.

 

 

 

Vous avez connu beaucoup d’épreuves depuis votre incarnation. Comment les avez-vous accueillies ?

Une nouvelle fois, la vie est une école où nous venons apprendre des leçons. Nous vivons de très belles choses et des plus difficiles que nous devons apprendre à comprendre et à intégrer.

Nous avons-nous-même préparé notre pièce de théâtre avant d’arriver et avons choisi les lacunes à travailler pour progresser et nous perfectionner. L’élévation là-haut dépend de ça !

Si nous prenons conscience que rien n’est hasard alors nous aurons une autre façon de vivre les situations quelles qu’elles soient.

Je ne vous cache pas que ce fut un long travail sur moi qui a pris du temps, mais je pense que chaque rejet, chaque coup, chaque larme ont fait de moi ce que je suis aujourd’hui. Il m’a fallu travailler le pardon toute ma vie, puis le détachement jusqu’à ne plus souffrir de l’abandon. J’ai accepté avec la mort de mon enfant que tout est éphémère, là pour un cours laps de temps et qu’il faut profiter à fond de cette vie, si courte, avec le sourire, en s’amusant et en partageant. Les épreuves ne disparaissent pas mais elles sont allégées et plus douces.

 

Vous pensez qu’il est important d’avoir connu la souffrance pour mieux accompagner les autres ?

Non je ne crois pas que la souffrance soit une obligation. Dans cette vie, la douleur est presque inévitable mais la souffrance est une punition que nous nous infligeons. Elle découle souvent de notre culpabilité, de nos échecs et de la non-acceptation de ce que nous vivons. Le fait de combattre et de ressentir de l’injustice lorsque nous sommes dans l’épreuve accentue notre souffrance. Aider les autres passe, je pense, par l’expérience. Vivre une situation, la régler, la comprendre permet de l’intégrer et de mieux conseiller les autres. Elle nous apporte le savoir, la sagesse et les prises de conscience nécessaires pour continuer et assumer les charges émotionnelles de cette vie. Il est difficile sur une terre de 3ème dimension et d’egos de ne pas souffrir, mais nous sommes ici justement pour apprendre à transcender celle-ci et trouver de l’amour, de l’intérêt dans chaque chose. Le plus compliqué chez l’homme est d’accepter que rien n’est hasard et que tout est là pour nous faire grandir et avancer. À ce moment-là, le lâcher-prise est plus simple.

 

Est-ce que vous pensez que la maladie de votre fille, vos combats et sa mort étaient liés à votre contrat d’âme ?

Dans le dernier livre que je termine actuellement je parle justement de cette question. Je l’avais moi-même posé à ma fille. Je ne comprenais pas pourquoi je m’étais imposée une épreuve aussi violente. Elle avait répondu, qu’elle devait travailler la patience grâce à cet handicap et que nous nous étions choisies pour cette existence dans le but de se faire évoluer mutuellement. Moi je l’aidais à surmonter la maladie, l’abandon de son père, ce corps douloureux et elle me permettait d’apprendre la compassion, le pardon, la patience, et toute la gamme d’émotions qui nous est permis de ressentir ici-bas. Marion m’a appris l’amour vrai, le plus sincère et inconditionnel. Je n’ai jamais souffert de sa maladie. C’était un cadeau, une joie de pouvoir partager ça avec elle. Marion m’a donné la plus belle leçon de vie qui soit, elle ne m’a jamais déçue et son courage m’a aidée à lutter. Sa mort fut plus douloureuse mais même ici elle me montrait que cela me serait utile pour accompagner les familles que je rencontrerais à l’avenir. Je n’ai pas pleuré sur mon sort à son départ même si j’avais le sentiment qu’on me l’avait arrachée, j’ai plutôt remercié d’avoir eu la chance de la connaitre et d’avoir rempli mon cœur de si beaux souvenirs.

Ici il n’y a que des contrats d’âmes, chaque personne, bonne ou mauvaise qui entre dans votre vie est importante.  Que ce soit pour longtemps ou pour un instant, elle apportera sa pierre à l’édifice. Nous sommes tous utiles à faire avancer ce monde, c’est le premier but du plan divin. Une âme en aidera toujours une autre que ce soit sur une vie d’incarnation ou de désincarnation. Nous choisissons avant de descendre les âmes qui pourront nous aider à travailler nos faiblesses, puis nous cheminerons ensemble le temps nécessaire à comprendre les leçons….

 

Est-ce que cette perception aide à mieux vivre l’inacceptable d’un point de vue égotique ?

L’égo ici nous est utile pour avancer. Il peut être positif. Il est fait de nos peurs, de notre orgueil, de nos blessures, de notre éducation et surtout de nos fausses croyances. Il peut nous aider à être plus performant, plus fort et meilleur. Il peut être un véritable leitmotiv. Mais effectivement, il peut être aussi négatif et préjudiciable dans notre relation aux autres ou à nous-même. Notre ego nous entrave dans notre discernement et nous amène souvent à accuser la vie ou les autres pour nos épreuves, à pleurer sur notre sort, à reprocher, à vouloir la prise de pouvoir et le contrôle sur toutes choses. Lorsque l’on perd un enfant, la vie s’arrête ! On vous ampute de vos deux jambes. Alors oui d’abord il y a la colère, l’injustice, puis on se culpabilise de ne pas avoir assumé son rôle de parent. Ne sommes-nous pas là pour protéger notre progéniture quoi qu’il arrive ?  Ensuite on accuse ceux qui sont responsables de ce départ et de votre souffrance. J’ai eu la chance de part ma médiumnité, mes échanges avec les guides et mon parcours de réussir à faire preuve de ce fameux discernement. J’ai accueilli la perte comme une normalité et le choix de Marion de partir. Elle avait le droit de choisir de me quitter. Sa vie lui appartenait, elle n’était pas à moi. J’avais accompli ma part de responsabilité, et l’avais amenée au croisement de sa vie. Nous n’avons pas le contrôle sur la vie ou la mort. C’est une illusion. Je m’en suis beaucoup voulu de ne pas avoir vu les erreurs médicales et de ne pas l’avoir sauvée mais aurais-je pu ? Je n’avais pas le choix que d’accepter et de me réjouir pour elle de sa décision. Elle venait de quitter un corps de souffrance. C’était une libération. Voir la situation avec cette objectivité m’a apaisée, même si le manque physique reste toujours difficile sept ans après. Mon ego a bien essayé de m’entrainer dans les abysses mais mon amour pour le ciel et ma fille était plus fort. J’ai modifié la vision que j’avais de son départ, les moments furent difficiles mais la savoir heureuse me donnait l’impression que tout était accompli…

 

Comment être heureux et comment se reconstruit-on après la perte d’un enfant ?

Le deuil est long et différent pour chaque personne. Il y a plusieurs phases qui durent plus ou moins longtemps suivant notre douleur. Pour certains le temps effacera doucement la douleur charnelle ou émotionnelle, pour d’autres, comme moi, le temps sera un véritable ennemi. Plus il passait et plus le manque se faisait ressentir. On ne se remet jamais de la mort d’un enfant. C’est une partie de nous qui part, mais elle peut se reconstruire dans les souvenirs et les contacts qu’il est possible d’établir avec eux. Je crois que réaliser que rien ne s’arrête est merveilleux et nous apprend à retrouver un semblant de vie normale. Je partage beaucoup plus de choses avec ma fille aujourd’hui que de son vivant. Elle est là à tout moment ! Mes élèves transforment également la peine à chaque contact de leurs petits. Ils arrivent tristes et repartent heureux, détendus, comblés. Les messages sont plus beaux les uns que les autres et nous rassurent sur le fait que nous n’ayons rien perdu ! Je crois qu’être heureux est un choix même si je sais que je vais brusquer certains. Comprendre que dès que nous naissons la mort fait partie du jeu, qu’elle est une étape. Ensuite comprendre que nous n’en sommes pas maîtres et qu’elle est plus belle que tout ce qu’on nous a appris. Comprendre que la mort n’est pas un néant et que même dans l’invisible tout existe. Mon fils avait deux ans quand sa sœur est partie. Je lui ai toujours parlé d’elle avec joie et légèreté, nous la faisons vivre dans nos conversations, dans les réunions de famille, dans les fleurs que nous posons sur la table du salon lors de ses anniversaires et non au cimetière. Il en parle avec tendresse sans chagrin même s’il regrette de ne pouvoir grandir avec. Mais jamais il ne pleure et ne souffre de son absence. La mort ne lui fait pas peur, parce que je ne lui ai pas fait vivre comme un épisode dramatique. J’ai retrouvé le bonheur le jour ou j’ai retrouvé Marion dans mes écrits et où ma vie a repris avec elle. Ce n’est pas le même bonheur, certes, mais je m’en satisfais parce que je la sais heureuse. C’est tellement pour moi ! J’ai compris que nous pourrions nous retrouver bientôt, le temps d’une vie, si courte qui me rapproche d’elle de jour en jour.

 

Vous communiquez tous les jours avec elle ?

Marion est omniprésente. Les jours où je suis fatiguée, ma vibration me ralentit sur nos communications, mais David et Tao prennent le relais et me transmettent ses paroles. Sinon elle se manifeste lors de mon travail, y compris auprès de certains de mes élèves lorsque je refuse de lui parler parce que je sais qu’elle va me sermonner. Elle me fait beaucoup rire et me secoue aussi. Elle a bien changé en sept ans et je lui dis souvent que j’ai l’impression que c’est elle la mère et moi l’enfant. Ses conseils sont avisés et judicieux. Elle me connait tellement qu’elle sait me prendre et me comprendre. Elle me réconforte lorsque je suis en peine et me guide sur l’éducation de son frère. Elle me permet de mieux gérer ses émotions. Marion évolue très vite là-haut. Elle travaille dur et y prend beaucoup de plaisir. Tout ce qu’elle me ramène de ses aventures est magique ! Elle me parle de ses voyages, de la façon dont elle aide les gens sur Terre et de l’intérêt qu’elle y trouve. C’est très enrichissant pour elle et pour moi qui découvre encore la beauté de l’autre monde. Nous sommes plus proche que lorsqu’elle était là. Elle voit tout, elle sait tout et tout est d’une grande simplicité. Elle partage toutes mes pensées et m’accorde tout son temps. La séparation n’existe plus. Je l’entends dès le lever et même la nuit si mon sommeil est déstructuré. Nos conversations sont pleines d’amour, je suis une maman épanouie !

 

 

 

 

Découvrez la suite demain…

 

Retrouvez les articles précédents :

http://valeriemotte.com/jade-devaux-1-5/

http://valeriemotte.com/jade-devaux-2eme-livre-2-5/

 

 

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Valérie Motté

"AVEC NOS PENSÉES NOUS CRÉONS LE MONDE" BOUDDHA

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