Laurence Baranski est auteure, coach et conseil, spécialiste des processus de changements. Son dernier livre La mort n’est pas la fin – Aux frontières de la science et de la spiritualité vient de paraître aux éditions Flammarion.

 

https://www.amazon.fr/mort-nest-pas-fin-spiritualité/dp/2081471027/ref=sr_1_2?__mk_fr_FR=ÅMÅŽÕÑ&crid=1U7TRME4GW3T7&keywords=laurence+baranski&qid

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Pour découvrir son univers :

https://laurencebaranski.com

et

https://www.facebook.com/Laurence.Baranski.Coach

 

 

Nous nous sommes rencontrées sur le plateau de BTLV, il y a quelques semaines, lors d’une émission présentée par Bob Bellanca. Vous pouvez voir ou revoir le live :

https://www.youtube.com/watch?v=CKacAe4RSkw

 

 

Laurence Baranski est mon invitée des « Rencontres féeriques ». Chaque jour de la semaine, vous découvrirez une partie de son interview. Je la remercie de ce moment de partage et de son authenticité.

 

 

Dans ton livre, tu parles du mystère de la vie. Peux-tu développer ?

Je dis effectivement que parler de la mort c’est parler de la vie et de ses mystères. Nous sommes en vie et nous sommes conscients d’être en vie. Mais nous ne savons pas ce qu’est la vie et nous ne savons pas ce que signifie le mot conscience. Nous vivons des vies tout à fait normales dans notre environnement organisé, marchandisé et socialisé, où le temps est linéaire. Nous vivons dans une espèce de sas où tout semble normal. Quand il y a une crise ou une catastrophe, on dit qu’il y a une crise ou une catastrophe. Pourtant, beaucoup plus fondamentalement, nous sommes des mystères pour nous-mêmes en permanence, ça m’épate. Nous sommes des mystères pour nous-mêmes, car nous ne savons pas ce qu’est la vie et ce qu’est la conscience. Je trouve ça énorme. Les scientifiques tentent de nous expliquer ce qu’est la vie, les religions nous proposent des dogmes, des idéologies, des approches sur ce que ça pourrait être, mais personne ne le sait. Et au milieu de la science et des religions, il y a nous et notre propre expérience de ce que sont la vie et la conscience. C’est là qu’on entre à travers nous et notre expérience dans le champ de la spiritualité, dans le champ de l’expérientiel et dans le champ de l’extra sensorialité, dans le champ de ses propres perceptions et de sa propre compréhension de ce qu’est la conscience. Je suis très reconnaissante aux scientifiques contemporains – ils sont de plus en plus nombreux et ils osent le dire depuis quelque temps – car ils avouent qu’ils ont fait fausse route quand ils disaient que la conscience émergeait du cerveau et qu’elle disparaissait avec celui-ci. Trop de signes montrent que la conscience est indépendante du cerveau. Ce qui veut dire que la conscience existe avant notre naissance et perdure après notre mort. Ces nouveaux scientifiques qui tiennent ce nouveau discours vont rejoindre la spiritualité. Cette approche scientifique que l’on qualifie de « post-matérialiste » est absolument révolutionnaire en ce début de 21èmesiècle. C’est une révolution de ce que nous savons sur nous-mêmes. Que notre conscience existe indépendamment de nos dimensions incarnées implique plein de choses. C’est magique !

 

Pour toi, il est important de dire que la spiritualité n’est pas la religion. Je partage ton point de vue.

Il y a une grande confusion dans nos sociétés occidentales, particulièrement en France, entre la spiritualité et la religion. Dès qu’on commence à parler de l’esprit, d’expansion de conscience ou de phénomènes sensibles qui nous sont arrivés, ou dès qu’on prononce le mot ange, tout de suite, on l’associe au religieux. Non ce n’est pas du religieux. On peut très bien avoir ces perceptions-là sans appartenir et se sentir appartenir absolument à aucune religion. La spiritualité c’est le rapport que nous avons avec l’esprit. L’esprit, ou la conscience si on préfère le dire ainsi, n’appartient à aucune religion et à aucune idéologie. L’esprit est une dimension de nous-mêmes, c’est une partie de la vie. Si je reviens aux scientifiques post-matérialistes, ils nous disent que notre esprit existe avant notre naissance et après notre mort. L’esprit est une composante de la vie comme l’air qu’on respire. La spiritualité n’est ainsi ni de la science ni une religion. C’est important de bien poser ce point-là pour se sentir complètement autorisé à parler librement de spiritualité. Quand je parle de spiritualité, je parle de ma perception de la vie. Il n’y a rien de plus naturel que de parler de la vie.

 

Comme tu l’écris, la spiritualité est propre à chacun alors que la religion est dictée par des dogmes finalement.

Quand je rentre dans la religion c’est comme si je rentrais dans une maison, qui va être une synagogue, un temple, une église peu importe, on va me proposer un chemin d’apprentissage. Un chemin qui est balisé parce qu’il prend appui sur des textes sacrés, que je respecte et je respecte chaque religion, comme des protocoles pour grandir dans cet enseignement religieux. Quand je suis dans le chemin spirituel, je n’entre pas dans cette maison-là et dans ce système de pensées-là, je ne m’appuie pas sur ces livres sacrés-là propres à chaque religion. Je suis entre moi et moi, entre ciel et terre. Je vais faire confiance à ce que je perçois moi. Moi de mon rapport à la terre, moi de mon rapport à l’univers, au ciel, aux autres, à la vie et de mon rapport à la mort. La spiritualité est un chemin de connexion directe entre soi et soi. On peut faire ce chemin seul, certains l’ont fait absolument tout seul, d’autres vont se faire aider, se faire accompagner de personnes qu’ils reconnaitront comme des enseignants spirituels. C’est toujours plus confortable et même sécurisant de cheminer avec quelqu’un, un enseignant qui va être un repère. Un enseignant est une personne qui fait le même chemin que nous mais qui a un petit temps d’avance. Cette personne peut nous aider à décoder des situations, nous donner des éclairages. On peut garder le même enseignant ou la même enseignante ou en changer. Mais avec ou sans enseignant, le chemin spirituel restera toujours une histoire de connexion directe entre soi et soi, entre soi et ce sentiment de divin que l’on ressent quand on est sur un chemin spirituel. Après, si on veut appartenir à une religion, on a le droit évidemment, on peut bien sûr mais ce n’est pas une obligation.

 

Découvrez la suite demain…

 

Retrouvez l’article précédent :

http://valeriemotte.com/laurence-baranski-1-5/

 

 

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Valérie Motté

"AVEC NOS PENSÉES NOUS CRÉONS LE MONDE" BOUDDHA

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