Couv "Pour tout ce que la vie nous donne"                         Illustration DR

 

Le portrait féerique de ce mois-ci sera consacré à mon frère Erwan décédé à l’âge de 4 ans et demi. Il a pris son envol il y a bien longtemps mais sa présence me guide quotidiennement. Il communique avec moi depuis toujours et m’envoie de nombreux messages… Il est mon ange gardien. J’adore sa douceur et sa bienveillance. Il est très joueur et son sourire coquin m’amuse toujours autant. Je le remercie du plus profond de mon âme de veiller sur moi, de ses lumineuses attentions et de ses éclairages tellement justes ♥ Je t’aime…

 

 

Voici un extrait de mon livre « Pour tout ce que la vie nous donne » paru aux éditions Pygmalion en novembre 2016.

https://www.editions-pygmalion.fr/Catalogue/hors-collection/documents-et-temoignages/pour-tout-ce-que-la-vie-nous-donne

 

 

Erwan était un joli écrin avec un coeur fragilisé, un petit garçon aux cheveux clairs et dorés, et aux grands yeux rieurs, doté d’une maturité étonnante. Il était notre petit trésor et le meilleur pote de mon frère Loïc, son copain de chambre. En grand frère, il le protégeait, le guidait. Quant à Romain, il était parfois plus distant avec lui à cause, probablement, de sa très grande sensibilité. Mais l’amour qui nous unissait tous était indéfectible.

 

Erwan était notre petit cuisinier et ses desserts étaient magiques. Il aurait pu participer à l’émission de télévision Le Meilleur Pâtissier *  tellement il était doué et passionné.

Ses crêpes étaient à croquer et son gâteau au chocolat succulent. J’en ai encore le goût à la bouche. Il me donna sa recette, sur son lit d’hôpital, quelques jours avant de nous abandonner. Je n’ai jamais eu le cœur d’en préparer, sans parler du fait que mes capacités culinaires sont très médiocres.

 

Il avait beaucoup d’humour et il ne se lassait jamais de voir la trilogie de Sissi dont il devait sans aucun doute être tombé amoureux. Il s’émerveillait à chaque rediffusion. Son regard s’illuminait et il se tapotait la joue avec son Nin-Nin.

Son sourire ravageur charmait toutes les personnes qu’il rencontrait. Sa beauté rayonnait tout autour de lui. Il avait d’ailleurs séduit une jolie petite fille hospitalisée en même temps que lui. Elle lui faisait de jolis dessins empreints de douceur. Un petit cheveu sur la langue était sa marque de fabrique. Il ne parvenait pas à prononcer correctement mon prénom. Je l’entends encore : « Vavélie, j’ai un truc à t’dire. T’as un beau cul ma poule. » Il avait dû entendre cette phrase à la télévision. Il adorait m’accueillir à la maison avec cette formule un peu coquine. Il était très sensuel pour un petit garçon si jeune, et, oui, il était précoce.

 

Il était étonnamment intelligent, drôle, spontané, joyeux et d’une extrême gentillesse. Comme s’il avait su au plus profond de son âme que son passage sur terre était limité à quelques petites années… Quatre… Seulement quatre et quelques mois.

 

Nous perdons tous, à un moment de notre vie, un être cher, un parent, un ami. Ce n’était pas la première personne que j’aimais qui disparaissait mais, lui, c’était tellement différent : un enfant… la pureté.

 

Aujourd’hui, je sais quelle était sa mission lors de son bref passage. Il était venu pour diffuser sur nos êtres beaucoup d’amour et de joie. À travers la maladie, il nous a montré la voie du courage et de la solidarité. À sa mort, mon âme a été emportée dans un tourbillon d’étoiles.

 

* Émission de téléréalité culinaire diffusée sur M6 permettant à des pâtissiers amateurs de s’affronter au cours d’une compétition jalonnée d’épreuves.

 

 

 

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Valérie Motté

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