Portrait Virgile Stanislas Martin

Virgile Stanislas Martin est auteur en développement personnel. Je l’ai rencontré lors d’un salon où nous étions invités à présenter nos ouvrages. Nous ne nous sommes jamais revus mais j’ai aimé notre rencontre et sa simplicité.

 

Je savais qu’il était également hypnothérapeute et j’ai de suite pensé à lui pour les « Rencontres lumineuses » de ce mois-ci. Je n’ai jamais utilisé l’hypnose mais je trouve que c’est un outil très intéressant. Chaque lundi, vous découvrirez une partie de notre entretien. Je remercie Virgile Stanislas Martin de sa confiance.

 

Voici sa page Facebook :

https://www.facebook.com/profile.php?id=100008463287947

 

 

Que représente pour toi le bonheur ?

Le bonheur n’est pas extérieur à nous. On voit beaucoup de gens qui sont dans cette quête du bonheur, qui pensent qu’on doit courir après pour l’obtenir. C’est comme un mirage, plus ils s’en rapprochent plus il s’éloigne. Par exemple, une fois qu’ils ont la maison dont ils rêvaient, ils veulent la femme. Quand ils ont la femme, ils veulent des enfants. Il y a toujours quelque chose qui manque. La quête passe par l’avoir ou le faire. Pour certains, le bonheur c’est faire le tour du monde, sauter en parachute… on est dans un processus d’accumulation. Je me rends compte que le bonheur c’est quelque chose qui est accessible ici et maintenant à partir du moment où l’on n’est pas dans l’accumulation mais plutôt dans la soustraction, à enlever tout ce qui nous gêne. À partir du moment où l’on se focalise plus sur l’être, où l’on s’autorise à être dans le bonheur maintenant et pas demain ou plus tard et à partir du moment où l’on ne se laisse pas toucher par nos pensées et qu’on les laisse passer, on ne s’y accroche pas et que l’on reste dans un état assez serein.

 

Et si tu avais une recette du bonheur à partager ?

Ça serait de ne rien faire. C’est parce qu’on est toujours en train de chercher à faire quelque chose – soit le processus de quête dont on parlait – soit chasser nos idées ou au contraire lutter contre. Il n’y a rien à faire, les pensées négatives passent. On a à peu près 60 000 pensées par jour. Il ne vaut mieux pas s’y accrocher.

 

Si tu avais une baguette magique, à quoi te servirait-elle ?

De communiquer aux gens plus largement qu’ils font fausse route, qu’ils cherchent le bonheur à l’extérieur, qu’ils cherchent à résoudre des choses à l’extérieur alors qu’à partir du moment où ils se focalisent plus à l’intérieur et qu’ils ne s’accrochent pas aux pensées, de nombreux problèmes se dissoudraient d’eux-mêmes. Quand on a des contrariétés, ce n’est pas la fin du monde. Si on a une émotion négative c’est qu’on a une pensée négative. Je dirais que si on a une émotion négative c’est qu’on a une pensée qui n’est pas juste parce qu’on est fabriqué pour être bien. L’état naturel des gens c’est la sérénité, c’est la joie, c’est le bonheur. Il n’y a qu’à voir les enfants, ils ne mentalisent pas. En fait, se dire qu’on n’a pas de problèmes d’argent, on n’a pas de problèmes de santé, on n’a pas de problèmes de chômage et on n’a pas de problèmes de couples… on a des problèmes de pensées.

 

Ce que tu dis peut paraître difficile à comprendre notamment pour des personnes qui traversent des difficultés financières ou qui sont malades.

Il y a un contexte dans lequel effectivement aujourd’hui on peut manquer d’argent ou alors on peut être malade mais tout ce qu’on se raconte autour de ça, toutes les pensées négatives et toutes les émotions négatives que l’on génère autour de ça, nous empêche de nous reconnecter à notre état naturel et de laisser les solutions émerger d’elles-mêmes. La créativité ne vient pas en réfléchissant à des problèmes. Si quelqu’un manque d’argent et qu’il va y penser de manière obsessionnelle du matin au soir en essayant de trouver une solution, ce n’est pas comme ça que ça marche. Au contraire, se dire je n’ai pas de problèmes d’argent mais j’ai des problèmes de pensées qui me rendent malade parce qu’à l’instant présent ça va, je vais bien. Du coup on laisse passer les pensées négatives et on va avoir immédiatement accès à des pensées plus créatrices qui vont nous permettre de résoudre ce problème. Il faut se rappeler que toutes les grandes découvertes ont été faites non pas en réfléchissant mais de manière fortuite ou lorsque les personnes étaient dans un état de relaxation.

 

 

           

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Valérie Motté

"AVEC NOS PENSÉES NOUS CRÉONS LE MONDE" BOUDDHA