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David Frecinaux est réalisateur, auteur, directeur artistique et animateur. Son film « L’entre deux vies » est disponible sur Inrees TV. Il a su vulgariser un sujet très profond et difficile à expliquer. 

 

Pour découvrir la bande annonce :

https://www.youtube.com/watch?v=Y807cHYD_cw&t=9s

 

Les 10 premières minutes gratuites ici :

https://www.youtube.com/watch?v=VUjyMATvPHs&t=249s

 

et en entier (sur INREES TV, 14 jours d’essai gratuit), ici :

https://tv.inrees.com/video/entre-deux-vies-brian-weiss-reincarnation-au-dela-michael-newton

 

 

Pour découvrir son univers :

https://davidfrecinaux.com

 

 

David Frecinaux est mon invité des « Rencontres féeriques » de cette semaine. Chaque jour, découvrez une partie de son interview. Je le remercie de cet échange et de ce partage.

 

 

 

La créativité a une place importante dans ton quotidien ? Que signifie-t-elle ?

Elle a toujours fait partie de moi. Si j’applique les recherches de Newton et Weiss à mon observation : j’ai donc choisi une famille aimante, mais assez indépendante entre chacun de ses membres, me laissant une grande part de liberté. Avec des parents qui auraient aimé vivre une vie d’artiste et c’est ce qui m’a motivé depuis le début : j’ai vu la difficulté que ça avait été pour eux de ne pas embrasser cette vie. J’ai donc rapidement compris qu’il était plus doux de me diriger vers elle. 

Cette créativité est de plus en plus accrue aussi, mon écriture s’aiguise, elle devient plus dirigée, plus inspirée. J’arrive à me mettre dans des états proches de la transe parfois.

 

Se manifeste-t-elle ailleurs que dans l’écriture et la réalisation ? Dans ton jardin ?

Dans mon jardin complètement. Je me laisse aller à l’inspiration pour associer telle ou telle culture, j’observe le vivant pour reconstituer un écosystème nourricier au pied de ma maison. Le travail manuel, notamment le bois, m’appelle également. La créativité est surprenante, car elle peut éclore dans de nombreux domaines et par de nombreux moyens.

 

Quelle relation entretiens-tu avec la nature ? Que représente-t-elle pour toi ?

Plus que la rencontre, c’est finalement la compréhension de la nature, et plus encore des plantes nourricières, qui a été un véritable choc. J’ai grandi avec l’égrégore que notre famille n’avait pas la main verte. Et puis il y a eu cette rencontre, ce choc : la compréhension du vivant et de son cycle de démultiplication. Je prends un exemple : une graine de tomate donnera un plant de tomate, qui donnera, disons, une dizaine de tomates, contenant chacune 40 graines. Donc d’une graine nous en aurons 400 six mois plus tard ! C’est une abondance extraordinaire. Comment peut-on laisser mourir des gens de faim, quand cette abondance est à portée de main. J’ai rejoint un mouvement mondial qui s’appelle « fait pousser ce que tu manges » pour inciter chaque personne ayant un balcon, un bout de terrasse, un petit ou grand jardin, à remplacer les plantes décoratives par des plantes nourricières. Que l’on soit locataire ou propriétaire, chacun doit comprendre qu’il peut participer à se nourrir. Tout cela dans le but de produire chez soi, certaines choses que nous consommons. Pour alléger un peu plus la planète de notre présence. Je suis aussi un planteur sauvage. Qu’est-ce que c’est ? Vous vous munissez de graines, et lors de vos balades, ou sur des terrains non cultivés repérés en amont, vous plantez des graines : courgettes, citrouilles, potimarrons, concombres, betteraves, blettes, tout peut y passer.

Et la magie de voir des personnes découvrir 4 à 6 mois plus tard de belles cultures à un endroit insoupçonné.

 

Es-tu à l’écoute de ton âme d’enfant ?

Oui, et à la fois, je suis tellement heureux d’être un adulte, d’avoir ses responsabilités, d’avoir conscience de la dureté du monde dans lequel j’évolue. J’aime avoir ces clés de compréhension et les moyens de les appliquer. 

 

Est-ce que le petit David te parle ? Que te dit-il ? Et le grand lui répond ?

La discussion a surtout lieu pour me rappeler quels étaient mes rêves d’enfant : faire des films, du cinéma, raconter des histoires, décrocher des Oscars. Mais tout cela était aussi entouré de beaucoup d’égo et d’ambition. Maintenant, je comprends qu’il vaut mieux éviter la course aux nombres de vues, à l’audience, au volume. Je préfère que moins de personnes accueillent une œuvre, mais qu’elles l’accueillent mieux. Jeune, je courais après la reconnaissance, alors que désormais je fais confiance au destin, en comprenant que la finalité n’est pas dans une adoration qu’on provoquerait. Et si demain, cela s’arrêtait, si demain il fallait vivre autrement, entre décroissance et nouvelle paysannerie, cela me conviendrait très bien. C’est peut-être plutôt le grand David qui parle au petit en lui disant : « tu vois, on avance ensemble vers une belle paix intérieure ».

 

Aujourd’hui, qui est David Frecinaux ?

J’aime à dire qu’il faut lutter contre deux choses : le binaire. Je ne suis pas 1 ou 0, sel ou poivre, papa ou maman. Je suis un être complexe avec beaucoup de ramifications. Et je ne suis pas un algorithme. Je n’aime pas qu’on puisse deviner ce que je vais faire. Donc aujourd’hui, j’aime dire que je suis quelqu’un qui aime mettre dans une belle lumière le savoir des autres (je crois qu’on se rapproche beaucoup Valérie, vis-à-vis de ton travail), en m’intéressant à des choses diamétralement opposées. Que je n’aime pas qu’on me mette une étiquette, comme j’apprends à ne pas en mettre aux autres. Nous sommes tous différents, nous avons tous quelque chose à amener. Dans la douceur.

 

Es-tu à l’écoute de ton intuition ? Quotidiennement ?

Toujours. Il faut parfois se couper du courant fort de la vie. S’octroyer une pause. Qu’est-ce qui me fait du bien ? Qu’est-ce que je comprends d’une bonne ou mauvaise situation qui m’arrive ?Comment en sortir meilleur ?

 

Dans ton film, il est question de l’âme, de son choix d’incarnation, du retour à la source. Justement comment fais-tu pour être à son écoute plutôt que celui de ton ego ?

Je ne sais pas si j’y arrive, mais en tout cas, j’essaie fortement. Avant (en pleine vingtaine) je pouvais être envieux de la reconnaissance que certains pouvaient avoir. Et puis, j’ai appris qu’œuvrer dans les coulisses pouvait être très bien. Voir comment les autres réagissent, apprendre à se connaître, prendre le temps. Apprendre que le temps n’était pas un ennemi a fait réduire cet ego. Pour enfin, assumer mon schéma de pensées, mes codes, pour les vivre un peu plus pleinement chaque jour. Mais il fallait qu’au début, je sois poussé par cette force puissante qu’est l’ego. J’ai choisi ce corps impatient et ambitieux, pour lui apprendre que la douceur et le temps étaient de bien meilleurs alliés.

 

Est-ce que les synchronicités sont présentes dans ta vie ? Est-ce que tu aurais un signe incroyable à nous partager ?

Oui, je suis à l’écoute, elles ont même guidé mes pas bien souvent. Car, et j’espère l’avoir montré dans ce nouveau film : les synchronicités seraient en réalité des scènes clés, jouées maintes et maintes fois dans l’entre deux vies, pour que nous nous en rappelions le moment venu. Pour moi, elles se sont souvent traduites avec de l’argent. Un compte bancaire à vide, une envie de voyage. J’ai demandé à l’univers : si ce voyage est juste, il faut que tu m’aides à le réaliser. 5 minutes après, coup de fil d’un producteur audiovisuel dont je n’avais pas eu de nouvelles depuis 5 ans. Il me propose un contrat, là tout de suite, du montant… du prix du voyage.

 

Que représente la mort pour toi ? 

Elle est extraordinaire à bien des sens. Parce qu’elle nous permettra toutes et tous de connaître la vérité : est-ce qu’il n’y a rien ou est-ce qu’il y a une vie après ? Nous aurons, peu importe notre classe sociale, notre sexe, notre religion, notre pays, la réponse. Je trouve cela fascinant. Et ça sera pour moi le temps des retrouvailles, l’heure du bilan, et le moment de reprendre le travail. Car oui, la terre c’est un endroit dédié aux travaux pratiques, mais de l’autre côté, il faut étudier et étudier encore. 

 

Si tu devais choisir une chanson qui représente la perte d’un être cher… Pourquoi ?

With or Without You de U2

Parce qu’elle expose, selon ce que je ressens, la difficulté d’être parfois ensemble, comme celle d’être séparés. On se dispute, on ne s’aime plus, on s’agace de l’autre. Et pourtant, le jour où il n’est plus là, on le regrette, on le pleure. Ce tiraillement entre le fait de ne plus pouvoir toucher, rire, consoler l’autre et le fait que nous pouvons continuer à ressentir sa présence sous une autre forme. Que nous nous retrouverons un jour… ailleurs…

 

 

 

 

Découvrez la suite demain…

 

Retrouvez les articles précédents :

https://valeriemotte.com/david-frecinaux-lentre-deux-vies-1-5/

https://valeriemotte.com/david-frecinaux-lentre-deux-vies-2-5/

 

 

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Valérie Motté

"AVEC NOS PENSÉES NOUS CRÉONS LE MONDE" BOUDDHA

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