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Les « Rencontres lumineuses » de décembre sont consacrées à la Magie. Les sorcières et les fées illustrent bien ce charme de la vie. Chaque lundi, vous découvrirez une interview d’une femme qui a une âme inspirée par ces êtres rayonnants. Elle vous partagera son point de vue, sa philosophie…

 

Cette semaine, je reçois Eloha Audrey Loups, nutritionniste diététicienne, hygiéniste de vie et acupunctrice-diétothérapeute et Christelle Galand, photographe culinaire et photothérapeute. Leur livre « La Popotte des magiciennes » est paru aux éditions Le Courrier du Livre. Je les remercie d’avoir accepté mon invitation.

https://www.editions-tredaniel.com/la-popotte-des-magiciennes-p-9536.html

 

Pour découvrir l’univers d’Eloha Audrey Loup :

www.amedefemme.com

 

Pour découvrir l’univers de Christelle Galand :

www.galand.photo

 

 

 

Bonjour Eloha, Bonjour Christelle, que représente pour vous la Magie ?

E : La magie est un art divinatoire. Il n’y a pas besoin de cérémonial pour vivre la magie car l’essentiel réside dans le cœur et l’intention. La magie sert notre être divin vers plus de conscience pour honorer cette terre sur laquelle nous marchons.

Nous pouvons toutefois, utiliser le pouvoir du verbe créateur (comme les neurosciences l’expliquent) ainsi que les symboles pour créer et demander ce qui sert nos plus nobles intentions.

La magie est puissante. Cela n’est donc en aucun cas un jeu. Il faut s’initier pour l’utiliser.

Mais tout le monde peut commencer par de simples rituels avec une bougie blanche et des incantations, comme dans celles de la popotte des magiciennes.

Les formules magiques sont généralement en langage ancien mais ne sont accessibles qu’à des initiés pour que cela ne soit pas dangereux pour eux. C’est pourquoi, j’ai voulu en format pour toutes les femmes à travers les incantations de sortilèges qui vont jouer surtout sur les canaux neurologiques.

Trop de personnes voit la magie comme un jeu, sans y mettre le sacré, sans s’engager dans une vie de sens et de valeur envers soi et le collectif. Quand on sert son individualité, nous ne sommes pas sur un chemin qui honore le divin. Pour autant la notion de bien et de mal n’existe pas en magie car nous ne sommes pas divisés. Nous sommes le rien et l’absolu à la fois.

 

C : Pour moi, la magie c’est la vie de chaque instant, celle qui nous permet d’utiliser tous nos sens, celle qui chaque jour nous permet de nous lever, de respirer, d’aimer,  d’étreindre, de courir, de danser, de marcher et de regarder la beauté du monde, dans la nature et dans les yeux des personnes que je croise sur mon chemin….

 

 

Qui sont, à vos yeux, les fées et les sorcières ?

E : Les sorcières ont existé dans le monde de la matière et ont été brûlées pour leur puissance. En vérité, ces sorcières sont à nouveau là, prêtes à reprendre leur place. La femme est celle qui permettra de rendre ce monde équitable en retrouvant sa puissance qui sert le monde. La sorcière est au service de la nature et de l’honneur par le sacré et sa connaissance.

Chaque sorcière détient des clefs de cette nature.

Les sorcières connaissent la magie des plantes, des formules magiques, des frontières avec l’invisible et le monde immatériel.

La magie est à utiliser d’abord sur soi car cela permet la reliance au tout, c’est a dire à chaque humain. Puis elle sert à protéger cette terre et à expanser l’amour.

Les fées sont des êtres immatériels vivant dans les forêts. Elles sont des devas qui abritent des énergies différentes selon les forêts et les régions de cette Terre. Les fées ont des rôles différents. Il n’y a pas d’émotionnel dans ce monde là. Ainsi, une fée n’est pas maligne ou gentille, comme je l’entends parfois. Une fée œuvre sur ce qu’elle sait faire. C’est-à-dire distribuer de la « poudre » à ceux qui œuvrent avec orgueil et désamour et qui ne peuvent voir l’essentiel de la forêt : la reliance à la Terre mère, au coeur de l’humanité. Elles protègent ainsi la forêt des curieux. La forêt est un vrai monde de magie en soi. Tout y réside et les arbres nous apprennent l’écosystème humain.

 

C : Les fées et les sorcières sont des femmes en général car elles représentent les lignées de femmes avant nous, détentrices des secrets de la nature, et de la manière de se guérir grâce à elle, mais aussi la part en nous qui renferme notre propre médecine.

 

 

Quels sont leurs points communs ? Leurs différences ?

E : Une sorcière travaille avec les énergies, la nature et les entités. Une fée fait partie d’une des énergies avec lesquelles les sorcières peuvent œuvrer.

 

C : Les énergies sont différentes comme le sont les saisons, et leurs particularités…

 

 

De qui vous sentez-vous proches, les sorcières ou les fées ?

E : Les deux. Je suis sorcière mais je peux parler avec les fées si j’ai besoin de canaliser pour mon chemin d’âme ou de ceux qui me le demandent.

 

C : Dans les histoires d’enfants qui ont bercé mes rêves de petite fille, les sorcières ont toujours représenté la partie sombre et maléfique de l’existence, des personnages machiavéliques qui pensaient à faire du mal et à blesser (Blanche Neige, par ex…) alors que les fées, comme la bonne fée de Cendrillon, ont toujours été plus douces avec des représentations positives. Je dirais que nous avons toutes en nous ces deux parts.

 

 

Quels messages véhiculent-elles (fées et/ou sorcières) ?

 

E : Une fée n’a pas de message en tant que tel. Elle n’est pas matérialisée. Elle est au service de la forêt comme énergie à part entière et peut révéler certains secrets aux sorcières.

Une sorcière est là pour montrer que la magie existe et qu’elle permet de se connecter à la nature et au divin. Une sorcière est au service de la terre mais parfois elle se met au service de son individualité et de son ego (c’est ce que certains appelle la magie noire).

 

C : voir ma réponse précédente.

 

 

Comment est né votre ouvrage « La popotte des magiciennes » ?

E : Après 20 années à accompagner comme nutritionniste et acupuncteur, j’ai eu envie de proposer une autre vision de l’alimentation. J’ai voulu associer le respect de notre terre nourricière qui nous offre tant, en la remerciant par des photos en nature. J’ai voulu honorer les fruits et légumes car notre société française met plutôt en avant le carné alors que notre alimentation devrait comporter 70% de fruits et légumes pour notre santé et notre clarté d’esprit. J’ai voulu honorer le cycle de la nature avec des fruits et légumes de saison et les cinq saisons de la médecine traditionnelle chinoise pour rappeler à la femme qu’elle est interconnectée au cycle de la vie. Tout simplement, j’ai voulu remettre de la magie et du sacré dans les foyers que nous avons désinvesti pour les loisirs. Car s’occuper de son temple sacré (son corps) est primordial dans notre bonheur. Enfin, j’ai voulu apporter ma connexion aux déesses et à la sorcellerie pour voir que c’est accessible à tous.

 

C : Notre ouvrage a beaucoup évolué en cinq ans. Le maître mot a toujours été d’en faire un ouvrage en lien avec les saisons et les trésors offerts par Mère Nature, qui proposerait des recettes simples, saines, rapides et accessibles au plus grand nombre pour prendre soin de soi, valorisant  les fruits et légumes de saison. Eloha a toujours été très en lien avec le monde des sorcières et des fées, dans ses stages et dans ses enseignements sur le féminin sacré et les archétypes. Sa créativité, la suggestion de Catherine Maillard pour nous orienter encore un peu plus vers quelque chose de magique et sacré en lien avec les énergies et les tendances du moment, l’ont propulsée vers la finalité que l’on connaît aujourd’hui.

 

 

Comment s’est faite la sélection des recettes ? Et les photos ?

E : Je suis partie de ma créativité, de recettes simples que j’aime cuisiner dans mon foyer avec mes trois enfants et mon mari. J’ai demandé aussi à Christelle avec ses origines italiennes, d’apporter sa touche liée à sa « madeleine de Proust » en transformant ses recettes d’enfance en recettes santé et sacrées. Quant aux photos,  je me suis laissée guider par les lieux en canalisation. Les plats sont en lien avec la couleur d’une des cinq saisons de la médecine traditionnelle chinoise. Rouge pour l’été, jaune-orangeé pour l’été indien, vert pour le printemps, noir pour l’hiver et blanc pour l’automne. Par ailleurs, je tenais à ce que chaque photo soit prise lors de sa saison avec l’énergie du calendrier chinois.

 

C : Depuis ma plus tendre enfance, j’ai évolué dans une famille d’origine italienne, dont les effluves des plats préparés par mon père  – aujourd’hui disparu -, sont toujours bien présentes dans ma mémoire. Il ne se passe pas un jour sans que je sois derrière les fourneaux, car pour moi la cuisine est un acte d’amour, pour soi, mais aussi pour ceux qu’on aime. Nous avons élaboré, mis en place et photographié plus de 250 recettes, issues pour certaines de mes souvenirs d’enfance, (certaines faisant référence à mes ancêtres, père, grand-mère). Il a fallu faire une sélection. Toutes les photos ont été réalisées en nature, dans des lieux divers au rythme des saisons et mettant en valeur notre Haute-Savoie, et en lumière naturelle. La magie a été au rendez-vous à chaque moment et j’ai encore dans la tête tous les instants qui ont permis la mise en œuvre des assiettes, des lieux, des éclairages… Une rivière, une souche d’arbre, des arbres en fleurs, pour moi, ça c’est de la Magie !

 

 

À qui s’adresse-t-il ?

E : À toutes les femmes désireuses de cuisiner simplement avec magie. Aux femmes désireuses de rendre sacré l’acte alimentaire. Aux femmes qui veulent associer cuisine et travail sur soi. Aux femmes qui veulent honorer leur temple sacré (le corps). Aux mères de famille qui veulent nourrir les enfants et leur foyer avec santé. Aux femmes et aux hommes prêts à ouvrir leur féminité.

 

C : Aux femmes principalement, pour leur redonner la place dans le foyer et dans l’acte de cuisiner avec des produits sains, de saison, avec beaucoup de simplicité et de magie. J’ai pris beaucoup de plaisir à décrire les recettes avec cette touche de légèreté et de fantaisie pour en faire un ouvrage original et différent de tous les autres livres de cuisine que nous avons pu voir. Mais lors d’une soirée dédicace, un homme a acheté le livre en me demandant s’ il pouvait lui aussi s’en servir… Je lui ai dit à quel point la place du magicien aux côtés des magiciennes est aussi importante.

 

 

 

Est-ce qu’il y a un ou plusieurs ouvrages que vous recommanderiez tant sur le monde féerique que celui de la sorcellerie qui vous ont marquées ? Pourquoi ?

E : Non. J’ai appris tout cela avec mes propres loges secrètes et canalisations. La meilleure des écoles : l’initiation.

 

 

Parmi vos recettes, laquelle vous semble la plus féerique ? Accepteriez-vous de la partager avec nous ?

E : Toutes sont féeriques à partir du moment où l’on écoute son cœur. La féerie arrive quand on se pose cette question chaque jour : quelle recette va le mieux accompagner mon âme aujourd’hui ? Voilà la véritable question à se poser. Ainsi on se nourrit en conscience chaque jour différemment.

 

C : Pour moi c’est le potimarron mystique page 225, pour tout un tas de raisons. Déjà il représente une période très en lien avec les sorcières et les esprits, le monde du vivant et des morts pendant la célébration de Samhain. Le temps des citrouilles que l’on creusait enfant avec des lumières à l’intérieur. Ce qui a été aussi féerique c’est le lieu de la prise de vue, cette forêt magnifique, assez  sombre,  puis ce rayon de soleil qui, comme par magie, est venu se poser dans le creux de l’arbre comme pour l’accueillir et le baigner de lumière. Quelle magie ! Avec bonheur pour un partage.

 

 

Auriez-vous un message à transmettre en cette période si particulière et à l’approche des fêtes de fin d’année ?

E : La magie de Noël est à chercher toute l’année. Cette magie n’est pas à chercher dans les cadeaux, les faux semblants familiaux, les sapins ou les décorations. Tout cela est du pur marketing. La magie est en nous, lorsque l’âme est connectée au cœur avec les pieds sur terre. Alors on peut trouver dans les étoiles nos réponses à nos questions même en plein hiver ou pleine nuit lorsque notre vision est au plus bas. Trouver la lumière même dans l’obscurité, c’est cela le vrai message de Noël.

 

C : Oui, que la mesure de l’Amour est d’aimer sans mesure, et que ces fêtes soient la possibilité de partages en simplicité et en authenticité auprès de ceux qui nous sont chers.

 

Si je vous prêtais ma baguette magique, à quoi vous servirait-elle ?

E : À permettre un monde où les femmes reprennent leur pouvoir afin de transmuter les décennies de blessures qui leur sont faites. Ainsi la femme ouvre son cœur à la compassion et permet à l’homme d’oser venir à elle dans cette pure énergie d’amour entre humains et où la dualité et l’ego font place au collectif.

 

C : Probablement à célébrer l’unicité et l’altérité dans un bain de lumière autour d’un grand feu de joie, tous rassemblés pour danser. Et peut-être aussi une grande tablée où chacun pourrait déguster les plats proposés dans la “Popotte des Magiciennes”.

 

 

 

 

Retrouvez les articles précédents :

https://valeriemotte.com/florence-lottin-la-magie

https://valeriemotte.com/vanessa-krstic-new-witch-2-3/

 

 

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Valérie Motté

"AVEC NOS PENSÉES NOUS CRÉONS LE MONDE" BOUDDHA

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