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Roger Fiammetti est kinésithérapeute et ostéopathe en Belgique, il a mis au point l’ostéopathie somato-émotionnelle. Il est également conférencier et auteur. Son dernier ouvrage « Se libérer du sentiment d’abandon et des angoisses de séparation » est paru aux éditions Guy Trédaniel.

https://www.editions-tredaniel.com/se-liberer-du-sentiment-dabandon-et-des-angoisses-de-separation-p-9455.html

 

Pour découvrir son univers :

https://www.fiammetti.com

 

 

Les « Rencontres lumineuses » de novembre sont consacrées à la libération du sentiment d’abandon et des angoisses de séparation. Roger Fiammetti est mon invité. Je le remercie de son éclairage et de nos échanges par mail.

 

 

 

Vous abordez le Covid dans votre ouvrage. Quel premier bilan faites-vous de cette période ? Quels en sont les aspects négatifs et positifs ?

Assez curieusement, cette pandémie a créé un rassemblement des nations pour le moins extraordinaire. Le monde entier a décidé, simultanément, d’obtempérer et de bloquer leur économie, sans tergiverser. La mise à l’arrêt a permis à nombre de personnes de se remettre en question, de se repositionner dans leur vie, face à leurs objectifs. Tout n’a pas été négatif, car ce ralentissement a permis justement à certains parents de se retrouver avec leurs enfants, confinés et contraints de se retrouver, dans le bon sens du terme. En revanche, la violence conjugale a fortement augmenté.

Les peurs engendrées par les messages de prudence face à cette pandémie ont rompu les liens entre les grands-parents et les petits-enfants. Même le réveillon de Noël a été impacté, alors que même pendant les guerres, il est respecté. Une solidarité aurait voulu s’installer, mais maintenant on assiste plutôt à un combat entre les pro et les anti (vaccins, masques, etc) relançant une division plutôt qu’une union. La séparation est vraiment une notion universelle.

 

Quels conseils pourriez-vous nous proposer pour vivre au mieux cette période qui – à mon sens est loin d’être finie – ? Prendre soin de son corps et de son âme ? Si oui, comment ?

Il faudrait relativiser et comprendre ce qui nous fait peur dans cette pandémie. La mort, la maladie, perdre son autonomie, se retrouver seul à l’hôpital, en Ehpad, ne plus voir ses proches, la peur de l’autre, la colère face à l’incohérence ? Subitement, en 2020, il est interdit de mourir et surtout à cause du coronavirus. Une angoisse de mort s’est répandue sur le monde et la brisure des liens, des contacts comme s’embrasser, se serrer la main, dîner ensemble n’a fait qu ‘accroître cette angoisse. Cherchons ce qui nous fait peur : peur de perdre le contrôle, peur qu’on nous mente, d’être trahi par le pouvoir en place, de ne pas pouvoir aider nos proches, d’être coupable d’avoir contaminé des proches, de ne pas s’en sortir, de ne pas pouvoir patienter jusqu’à la fin de cette crise, de perdre son emploi, son commerce, ses ressources pour vivre, pour survivre ? Comme le disait Teilhard de Chardin : « Nous sommes des êtres spirituels qui vivons une aventure humaine » et non l’inverse. À nous de prendre conscience que tout ce qui nous touche, tout ce qui nous émotionne sont des informations que nous traitons à travers notre filtre, très personnel, unique que nous avons fabriqué dans notre petite enfance. Tout est information. Le monde nous fabrique et nous le subissons, ensuite nous nous formons à travers ce que nous recevons. Il est possible de nettoyer ce filtre et de diminuer les effets péjoratifs des peurs que nous avons laissé pénétrer dans notre disque dur. Je compare cela à un programme corrompu qui tourne en arrière plan dans notre ordinateur et qui nous empêche d’accéder correctement à nos autres programmes. Il faudrait désinstaller ce fichier corrompu pour qu’il nous laisser accéder parfaitement à notre potentiel, à notre équilibre, à notre calme intérieur.

 

Et pour conclure, si aviez une baguette magique, à quoi vous servirait-elle ?

J’écrirais en grand, dans toutes les maternités du monde, que l’enfant qui vient de naître est un trésor qu’il faut protéger et chérir. Que le lien qu’on établit à la base sera pour lui une arme pour toute sa vie et que les séparations qu’il devra ainsi rencontrer pourront être abordées sereinement et sans conflit majeur. Que les peurs qu’on vit se fabriquent à partir de ce qu’on ressent et que le corps est notre véhicule et qu’il mérite quelques entretiens. On le fait bien pour sa voiture, pourquoi pas pour lui ?

Je voudrais tellement que cet ouvrage soit présent chez tout le monde, qu’il permette de prendre conscience que le sentiment d’abandon peut se résoudre par une approche en amont et que les erreurs se réparent, sans avoir besoin de culpabiliser.

 

 

Retrouvez les articles précédents :

https://valeriemotte.com/se-liberer-sentiment-dabandon-angoisses-de-separation-roger-fiammetti-1-4/

https://valeriemotte.com/se-liberer-sentiment-dabandon-angoisses-de-separation-roger-fiammetti-2-4/

https://valeriemotte.com/se-liberer-sentiment-dabandon-angoisses-de-separation-roger-fiammetti-3-4/

 

 

 

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Valérie Motté

"AVEC NOS PENSÉES NOUS CRÉONS LE MONDE" BOUDDHA

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